‹ Manuel de minéralogieChapitre 78 sur 159 · WORTHITE. HYDROBUCHOLZITE. STAUROTIDE · texte numérisé non relu

WORTHITE. HYDROBUCHOLZITE. STAUROTIDE

limanite. Eclat soyeux très-prononcé; nacré sur les faces de clivage.. Blanche; grisâtre ou jaunâtre. Fragile. Dur. —7. Dens.— 3,58. Infusible au chalumeau. La seule analyse connue offre un assez grand excès de silice; elle a donné à Komonen :

Si47,44 Àl 52,54 — 99,98. .

: On l'a rencontrée en blocs erratiques à Peterhof en Finlande et en quelques points des environs de Saint-Pétersbourg.

Wôrthite. Aiguilles cristallines très-fines, facilement clivables dans une direction, suivant leur longueur; formant des masses à texture très-serrée. Translucide. Les phénomènes optiques qui n’ont pu être examinés qu'à travers des lames de clivage sont identiques à ceux de la Sillimanite, et ils prouvent que la substance cristallise aussi en prisme rhomboïdal droit. Eclat un peu nacré dans la cassure. Blanc rougeâtre. Très-tenace. Dur. = 6,5. Dens. — 3 environ. Dans le tube, dégage un peu d’eau. Au chalumeau, blanchit sans fondre. Chauffée avec le nitrate de cobalt, donne une belle couleur bleue. Inattaquable par les acides.

L'analyse a fourni à Hess: Si40,58 A153,50 Mg14,00 H 4,63 — 99,71.

La Würthite a été trouvée par M. de Würth en blocs roulés, aux environs de Saint-Pétersbourg.

L'hydrobucholzite de Thomson paraît être une substance impure et altérée ayant fort peu de rapports avec la Bucholzite. Structure granulaire écailleuse. Translucide. Vert bleuâtre pâle. Eclat vitreux. Poussière blanche. Fragile. Dur. — 3. Dens. — 2,85. Au chalumeau, devient blanc de neige et tombe en poussiére.

D’après l'analyse de Thomson, elle contiendrait : Si 41,35 Al49,55

H 4,85 CaS342—98,87. On croit qu'elle provient de la Sardaigne,

STAUROTIDE; Haüy. Schorl cruciforme ; Romé de l'Isle. Pierre de croix. Croisette. Granatit; Werner. Grenatite; de Saussure. Staurolith; AI. Staurolite; Angl. Prismatoidischer Granat; Mohs, Basler Taufstein,

Prisme rhomboïdal droit de 429°26'.

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS

[ mm 42926" 429°20' Phill. 42920’ Dx. 428°30' à 429°30' Chapm. L'*mgt 145947! 445247! Dx. 415°44' Chapman ; 446°30’ Kenngott.

STAUROTIDE. 185

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. pai 194046" »

aa 69°32' sur p »

*mai 13758 437058’ Phill. 1437°46' Dx.

Combinaisons habituelles : m p;m g'p; m g'p at. Macles par pénétration. 4° Toutes les arêtes verticales des deux individus’ croisés sont dans un même plan ou dans des plans parallèles et elles fontentre elles un angle de 90°, fig. 83 pl. XIV; la face la plus voisine du plan théorique d'assemblage est e?# inobservée jusqu'ici et faisant avec g! un angle de 135°48'; il existe donc très-probablement un petit remplissage entre les deux cristaux. 2° Chaque individu offre une de ses

arêtes — sur le même plan, tandis que toutes les autres arêtes verticales se trouvent dans des plans parallèles à celui-là; mais l'angle aigu formé à l'intersection des deux arêtes — varie de 58° à 62°,

fig. 84 pl. XV. En supposant un plan théorique d'assemblage parallèle à la face hypothétique x = {b! b! g1?), les bases des deux cristaux feraient entre elles un angle de 120°56' et leurs axes verticaux l'angle supplémentaire de 59°4. Il est très-rare que les macles se composent de deux individus aussi parfaitement égaux que ceux représentés par la fig. 83; habituellement, l’un est beaucoup plus développé que l’autre, et le plus petit se trouve complétement enchâssé dans le plus gros. Les faces p sont souvent rugueuses; les faces m et g' sont unies, mais les dernières sont les plus miroïtantes. Les faces a! sont rugueuses et un peu ternes. Mes mesures ont été prises sur un très-petit cristal transparent du Saint-Gothard. Clivage net quoique interrompu, suivant gl; imparfait suivant m. Cassure conchoïdale ou inégale. Transparentsou translucide sur les bords. Plan des axes optiques parallèle à la grande diagonale; bissectrice positive normale à la base. B—1,7526 ray. rouges, Miller.

B—1,749 2H—113240 2V—88°46 rayons rouges, 4° plaque; Dx. 2H—113°58! 2V—89417/ id: 2° plaque; Dx.

2H,—11752 2V;—91°39’ rayons rouges, plaque parallèle à gt; Dx. -

Dispersioæ faible, mais visible, dans l’huile; p > vw. Eclat vitreux passant au résineux. Rouge foncé; brun rougeâtre; brun noirâtre. Poussière blanche. Dur. — 7à 7,5. Dens. — 3,4 à 3,8.

Infusible au chalumeau ou se frittant légèrement à la surface. Difficilement soluble dans le borax et le sel de phosphore en donnant les réactions de la silice et du fer. Fusible avec effervescence dans la soude, en une scorie jaune. En partie attaquable par l’acide sulfurique, avant ou après calcination,

184 STAUROTIDE.

Les analyses des variétés les plus pures conduisent à la formule

ferrique 16,92.

Les variétés peu transparentes et probablement impures ont

donné entre l'oxygène de la silice et celui des bases R, les rapports 3:5 3:4et L4:5.

Analyses de la staurotide du Saint-Gothard : a, rouge foncé par Lohmeyer ; b, par Marignac; c, par Jacobson; d’Airolo près le Saïnt- Gothard, d, par Jacobson; de Polewskoi dans l’Oural, e, par Jacobson ; de Bretagne, f, g, par Jacobson.

Silice 27,02 28,47 929,72 33,45 38,33 3949 40,35 Alumine 49,96 53,34 6472 47,93 45,97 £ES8T 4499 Oxydeferrique 20,07 ATA 45,69 46,51 44,60 45,09 45,77 Ox.manganique 0,28 0,31 » » » 0,17 0,10 Magnésie » 0,72 4,85 1,99 2,47 0,32 »

Densité: 3,737à3,748 » 3,66à3,73 3,547à3,588 3,597 à 3,529

On remarquera que la densité diminue, à mesure que la quantité de silice augmente. ,

On trouve la staurotide en cristaux plus ou moins abondamment disséminés avec disthène, grenats, tourmaline, etc. dans les gneiss, les micaschistes et les schistes argileux, ou en cristaux isolés par suite de la désagrégation de ces roches, au milieu des terres et dans les sables de quelques rivières.

Les principales localités sont : de petites montagnes situées entre Collobrières et l’ancienne abbaye de la Verne, et le passage entre la Verne et les Campeaux, département du Var; les champs qui bordent la route d'Hyères à Saint-Tropez, près des Campeaux; l’île du Levant, l'une des îles d'Hyères; les environs de Quimper; Coadrix et Coray près Rosporden, Finistère; le moulin de Tellené entre Lominé et Baud près Pontivy, Morbihan ; l’Alpe de Piora; Prato et Airolo, au pied du Saint-Gothard; le Monte Campione près Faido en Tessin; les glaciers de Gries et du Rhône en Valais; le Monte Legnone près le lac de Côme, et le lac di Delegnaggio en Lombardie; les environs de Sistrans, de Passeyr et de Sterzing en Tyrol; Saint- Heinrich dans le Bachergebirge et Ober-Wülz en Styrie; Ramingstein en Salzbourg; près de Teschau et Krottensee en Bohême; Goldenstein, Winkelsdorf, Petersdorf et Marschendorf en Morawie; les environs de Szolcsva, de Zood, de Felsü- et d’Also-Sebes en Transylvanie; Aschaffenburg en Bavière; Bieber en Hesse; Saint-Jacques de Compostelle en Galice; l'Escurial près Madrid; el Cardoso en Guadalajara; Fanzes près Porto en Portugal; quelques-unes des Hé-

DISTHÈNE. 185

brides; Woodwick, île d'Unst; Ardonald entre Keith et Huntley en Aberdeenshire ; Killiney près Dublin; Glen Malure, comté de Wicklow eu Irlande; Pitkäranta et Cuopio en Finlande; Polewskoi près : Katharinenburg; Slatoust et Syra dans l’'Oural; Windham, Mont Abraham, Hartwell et Winthrop, Etat du Maine; Franconia et Cabot en Vermont; Lisbon, Grantham (cristaux gris) et les bords du Mink Pond en New Hamsphire; Chesterfield en Massachusetts: Bolton, Vernon et Tolland en Connecticut; près de la ville de New-York; les bords du Wissahiccon à 8 milles de Philadelphie; la Guyane. En faisant réagir de l'acide fluosilicique sur de l’alumine ou de l'argile, M. H. Deville a obtenu de petites lamelles cristallines incolores qui contiennent, d’après la moyenne de deux analyses :

Si 30,55 Al 69,45; ce serait donc une staurotide sans oxyde de fer, dont la composition exprimée par la formule ke &, exigerait :

Si 30,40 Al 69,60. Je ferai toutefois remarquer que l’oxyde ferrique paraït être un des éléments essentiels de la staurotide naturelle et que les lames rhombes produites par M. Deville m'ont semblé sans action sur la lumière polarisée, comme si elles appartenaient au dodécaèdre rhomboïdal.

DISTHÈNE; Haüy. Sappare; de Saussure. Zianit:; Rhätizit: Werner. Cyanite. Kyanit; Allem. Kyanite; Angl.

Prisme doublement oblique.

b:c::1000:1108,38; À indéterminée.

Angle plan de la base — 105°55/54”.

Angle plan de la face m — 90°14/56”.

Angle plan de la face £ — 100°20/34”.

y ANGLES MESURÉS. ANGLES MESURÉS, ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS.

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