PHILLIPS. PHILLIPS
k 01 = EU À | mt 40645 , 10615 phi antér. 9904’ 99e 9/ mh?2 15945 » 1 droite 82°3’ ; #mhi 1434 445046 Pause ee" th1 AB0°34/ 140039’ *pm antér. 400250! A00°50’ mg adj. 431°25/ 430244" “pl antér. 93245 93045 1g1 adj. 122°20/ 493 4! ph? 40013 ÿ
hi gi 97c6! 96° 0’
186 DISTHÈNE. ,
Combinaisons habituelles : mép; mt gp; mth'hgp. Les faces m et é sont souvent striées parallèlement à leur intersection mutuelle : la base p est ordinairement un peu terne. Macles par accolement de deux individus suivant m. 4° Hémitropie autour d'un axe normal à m; les faces t et les faces p des deux cristaux font entre elles un angle rentrant et un angle sortant, fig. 85 pl. XV.
2° Hémitropie autour d’un axe parallèle à l’arète L; : les faces p jux-
taposées sont dans un même plan; les faces 4 Den un angle rentrant et un angle sortant; mais il n'y à pas un parallélisme exact entre les arêtes d’intersection des faces £ avec le plan de jonction, et elles divergent dans ce plan de 0°30’, puisqu'elles coupent les
PEU L LEUR ER arêtes 5 sous un angle de 90°15. 3° Hémitropie autour d’un axe
parallèle à à l'arète —; les faces £ juxtaposées sont dans un même
plan; les faces p des deux individus font entre elles un angle rentrant et un angle sortant, mais leurs arêtes Ê ne sont pas rigoureusement parallèles, et elles divergent de 0°30’ dans le plan d'assemblage, puisque chacune d'elles fait, avec l’arète e du cristal auquel
elle appartient, un angle de 90°15. Clivage parfait suivant m, moins parfait suivant {, imparfait suivant p; dans cette dernière direction, on observe souvent des plans de séparation ondulés, plutôt qu'un véritable clivage. Cassure inégale. Transparent ou translucide. Plan des axes optiques faisant un angle d’environ 30°
SE ACTE : . ’ avec l’arête F et un angle de 60°15’ avec l’arête = Bissectrice né-
gative, très-sensiblement normale à m.
B—1,720 2H—101° 6 2V—8216 rayons rouges, 1° plaque ; Dx. 104044" 8244 id. 2° plaque; Dx.
Dispersion des axes à peu près nulle; leur écartement dans l'huile est à quelques minutes près le mème pour le rouge, le vert et le violet. La forme triclinique des cristaux n’entraîne forcément aucune des dispersions inclinée, horizontale ou croisée propres aux prismes rhomboïdaux obliques, mais voici ce que j'ai observé : dans le plan de polarisation, il y a une dispersion horizontale très-sensible pour un système, plus faible pour l’autre; les barres qui traversent chaque système d’anneaux sont bordées par des couleurs qui se contrarient; à 45° du plan de polarisation, on a d’un côté des anneaux à couleurs vives, très-arrondis, traversés par une hyperbole dont la bordure intérieure est d’un j jaune rougeâtre et la bordure extérieure d’un bleu très-lavé : de l'autre côte, É anneaux sont plus pâles et un peu plus
DISTHÈNE, | 187 elliptiques; mais autour de leur hyperbole, les couleurs sont disposées dans le même ordre.
Les trois modes d’hémiédrie cités plus haut ne sont pas toujours faciles à distinguer par les seules caractères cristallographiques; mais, comme l’a fait remarquer M. de Senarmont, l'observation des angles rentrants, jointe à l'étude de l'orientation des axes optiques, permet immédiatement de faire cette distinction. En effet, dans le premier mode (voy. fig, 85 «), la bissectrice coïncidant à très-peu près avec l’axe d'hémitropie, la macle ne montre qu’un seul système de courbes isochromatiques. Dans le deuxième mode (fig. 85 $) caractérisé par un seul angle rentrant entre les faces #, le plan des axes de chaque individu fait un angle d'environ 6015’ avec l’axe d'hémitropie; l'assemblage montre donc deux systèmes de courbes isochromatiques se croisant sous des angles de 59°30' et de 120°30/, Enfin, dans le troisième mode (fig, 85 ÿ) caractérisé par un seul angle rentrant entre les faces p, le plan des axes fait un angle d’environ 30° avec l’axe d’hémitropie, et l’on voit deux systèmes de courbes isochromatiques semblables à celles du mode précédent.
Eclat nacré sur m, vitreux sur les autres faces. Incolore; blanc; bleu de ciel; vert; gris; noirâtre. La couleur bleue est souvent +: ces bandes offrent un dichroïsme assez marqué; lorsqu'on les examine avec la loupe dichroscopique à travers deux faces #, l'une des images est à peu près incolore, tandis que l’autre est d’un bleu très-foncé; à travers deux faces m, la différence, quoique encore sensible, est beaucoup moins considérable, Poussière blanche. Fragile, Dur. = 5 sur les faces m; 6 environ sur les autres faces et sur les arêtes. Dens.= 3,58 à 3,68.
Au chalumeau, complétement infusible. Les variétés colorées blanchissent. Se dissout lentement dans le borax en donnant un verre incolore. Dans le sel de phosphore, laisse un squelette opaque de silice. Fond en partie avec un peu de soude; avec une plus grande quantité, bouillonne et ne fond plus. La poudre humectée de nitrate de cobalt et fortement chauffée, devient d'un beau bleu. Inattaquable par les acides.
disposée par bandes parallèles à l’arête
A] Si; Silice 36,80 . Alumine 63,20.
Analyses du disthène : du Saint-Gothard, a, par Rosales; b, par Marignac; de Greiner en Zillerthal , c, par Jacobson; de Saualp en Carinthie, d, par Kôhler; de Rôraas en Norwège, e, par Arfvedson ; d'Elfdal en Wermland, f, par Igelstrôm ; du comté Sinclair, Caroline du Nord, g, par Smith et Brush.
188 DISTHÈNE.
a b c d e f g Silice 36,67 36,60 37,30: 37,92 36,8 40/02 37,6 Alumine 63,11 62,66 62,60 61,60 63,8 58,46 60,4 Oxyde ferrique 4,19 0,84 1,08 4,04: » 2,04 4,6 100,97 40010 400,8 UE? 4002 400,52 99,6 100,98 ù Densité : » 3,6 3,678 -» » 3,48 »
Se trouve en cristaux engagés dans le granite, le gneiss, le micaschiste, le talcschiste, la dolomie et le calcaire saccharoïde, très-souvent avec staurotide. Ordinairement un cristal de staurotide est ac-
colé à un cristal de disthène de facon que les faces gt et les arêtes =
du premier sont parallèles aux faces m et aux arêtes A du second :
quelquefois le disthène est entièrement enveloppé par la staurotide. Forme aussi des masses lamellaires ou fibro-lamellaires.
Les principales localités sont, à très-peu d’exceptions près, les mêmes que celles où l’on rencontre la staurotide; on peut y ajouter : Pontivy, département du Morbihan (masses laminaires à grandes lames entrelacées, pénétrées par des filons de Damourite et quelquefois par des cristaux d’andalousite rose); l'Eibiswalder Klause près Krumbach en Styrie et Selrain, à l’Alpe de Lisens en Tyrol (cristaux désignés à tort comme pseudomorphosant l’andalousite), dans le granite; Saualp en Carinthie (petits cristaux d’un beau bleu de ciel formant avec coccolite vert émeraude, amphibole, grenat, épidote, zoisite, quartz et pyrite, un des éléments de la roche nommée éclogite); la Kor Alp et la Millstädter Alp en Styrie (cristaux mélangés à du quartz en filons dans le gneiss); la vallée de Grossarl en Salzbourg; Rosskogel près Innsbruck; Scheibbühel dans le val Langtauferer en Tyrol (larges écailles souvent courbes engagées dans le gneiss avec quartz et quelquefois Bucholzite); le mont Greiner en Zillerthal (masses radiées engagées dans le quartz avec amphibole, mica, feldspath, grenat et sphène); la Dorfer Alp près Pregraten en Tyrol (grands cristaux flambés de vert et de bleu foncé, engagés avec dolomie dans une roche de smaragdite ); Meronitz en Bohême (fragments accompagnant le pyrope); Petschau en Bohème (remplacé en partie ou en totalité par du tale); Stiepanau en Moravie, avec mica noir, quartz et andalousite; l’île de Naxos; Leiperville en Pennsylvanie; Baltimore en Maryland, Bellow Falls en Vermont; Lancaster et Westfield en Massachusetts; la Caroline du Nord (variêté noire associée au rutile); le Serro do Conceicao et Passagem, Minas Geraes, au Brésil; les monts Himalaya; Ohläpian en Transylvanie et Minas Geraes (cristaux roulés dans les sables aurifères); Podsedlitz en Bohème (fragments d'un bleu clair, dans les sables grenatifères); Pfitsch en Tyrol (rhætizite en masses fi-
PYROPHYLLITE. 189
breuses ou bacillaires, blanches, bleues ou colorées en gris par le graphite) ; Schônberg en Moravie (rhætizite fibreuse blanche).
PYROPHYLLITE.
Prisme rhomboïdal droit. Cristaux bacillaires facilement clivables dans une seule direction. Transparente ou translucide. Deux axes optiques écartés, s’ouvrant dans un plan parallèle à la longueur des prismes et symétriquement disposés autour d’une bissectrice négative, normale au clivage. 2E — 108°10’ ray. rouges; lame de l'Oural. Dispersion très-faible ; pe > v. Eclat nacré un peu gras. Vert pomme; vert jaunâtre; blanche. Poussière blanche. Flexible sans élasticité. Onctueuse au toucher. Dur. = 1. Dens. — 2,185.
Dans le tube, dégage de l’eau et prend un éclat argentin. Au chalumeau, s’exfolie. gonfle énormément et donne une masse en forme de choufleur très-difficilement fusible en émail blanc. Avec le borax, donne un verre transparent. Avec la solution de cobalt, devient d’un beau bleu. En partie attaquée par l'acide sulfurique.
La formule qui représente le mieux le résultat des analyses , en faisant abstraction d’une petite quantité de magnésie qu’elles offrent toutes, est :
dl Ss+H: Silice 66%7 Alumine 98,54 Eau 4,99.
Analyses de la pyrophyllite : a, de Beresowsk, Oural, par Hermann ; b, d'Ottrez en Luxembourg (désignée par erreur comme de Spa), par Rammelsberg; de Westana en Schonen, Suède, c, par Sjôgren, d, par Berlin, e, f, du district Chesterfield, Caroline du Sud, par Genth.
a b c d e f Silice 59,79 66,14 67,71 65,61 64,82 66,01 Alumine 29,46 25,87 95,17 926,09 928,48 28,52 Oxyde ferrique 1,80 » 0,82 0,70 0,96 0,87
Oxyde manganeux » » 0,50 0,09 » »
Magnésie 8,00 4,49 0,26 0,09 05331018 Chaux 5» 0,39 0,66 0,69 0,55 0,23 Eau 5,62 5,59, 5,82 | 7,08 525} 59 100,67 99,48 401,00 400,35 100,39 404,03
Densité : » » 2,18 2,79 » »
Les cristaux sont accolés en masses globulaires radiées qu'on trouve engagées dans des filons de quartz au milieu des granites à Beresowsk et Pyschminsk, Oural; dans les schistes à ottrélite de Vieil Salm près Ottrez en Luxembourg ; au Brésil, avec disthène en
190 3 PHOLERITE.
grandes lames; à Westana, province de Schonen en Suède; aux monts Cottonstone, comté de Montgomery, Caroline duNord, et dans le district de Chesterfield, Caroline du Sud.
Une partie des substances désignées sous le nom d’agalmatolite (Bildstein, Pagodite), de Chine, en masses amorphes, à cassure esquilleuse, translucides sur les bords, tendres, onetueuses au toucher, paraît devoir étre rapportée à la pyrophyllite, comme le montrent les analyses g, h, par Walmstedt, 2, par Brush (Dens. = 2,81).
Si Al Fe Mg Ca H K,Na
Rougeâtres g. 65,96 28,58 0,09 0,15 0,18 5,16 » — 100,12 id. h. 66,38 27,95 0,06 0,06 0,18 5,20 » — 99,83 Blanc verdât. 2. 65,95 28,97 » trace 0,22 5,48 0,25 — 100,87
PHOLÉRITE; Guillemin. Pholerit; Allem.
Petites écailles cristallines ou petites masses granulaires, fibreuses ou amorphes. Translucide ou transparente en lames trèsminces. Une variété de Lodève, en écailles un peu contournées, offre au microscope polarisant l'indication de deux systèmes d’axes assez écartés, dont la bissectrice négative est à peu près normale au plan des lames; la structure intérieure paraît, du reste, fort irrégulière. Eclatnacré. Blanche; grise; verdâtre. Happant à la langue; faisant pâte avec l’eau. Friable; douce au toucher. Dens. = 2,34 à 2,57.
Dans le tube, donne de l’eau. Infusible au chalumeau; la variété de Lodève gonfle d'une manière notable. Devient bleue avec le nitrate de cobalt. Inattaquable par les acides.
La formule qui exprime le mieux le résultat des analyses est :
Al S5+4H: Silice 39,29 Alumine 44,99 Eau 15,72.
Analyses de la pholérite : a, b, de Fins; c; de Rive-de-Gier, par Guillemin; d, de Naxos en lamelles blanches; e, de Schemnitz, par Smith.
a b Gn- ad e Silice 41,65 42,93 40,75 4,1 49,45 Alumine 43,35. 42,07 43,89 41,20 42,81 Eau 15,00 13,00 45,36 13,14 42,92
Chaux » . » 1,21 traces
. Se trouve en enduits minces ou en nodules à Fins, département de l'Allier, et à Rive-de-Gier, département de la Loire, dans les fentes des schistes houillers; aux environs de Mons; dans la pro-