He. Z
436245 Dx. B.
8910! Dx. B. 432050’ Dx. B.
ÉPIDOTE. D4T
ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS, ANGLES MESURÉS. y adj. 4147°33' » zm adj. 4592°4' »
atbl#adj. 418045 449°50/? D. ex adj. 432°31' 133° env. Dx. B. al? adj. 4373’ 137°30' Dx. B. e?s adj. 433°7/ 433° 0’ Dx. B. e?a1? infér. 890441 90° Dx. B. RS 456°45 456° env. Dx.S.
z = (d'5d17h1) 6 — (61415 gi) y = (618618h1) À —(did18h18)—0,, z —(btd15 gt) k — (b1*bi8n118) w — (ddiBP1) — 0, = (di b1841) 4 = (0126141) vu — (6115212) w— (6 d18q18) n = (0 28151) u — (612018p18) d — (&1d18q12) s —(61615h18) r = (616181) — a © — (bid18gt) e — (014 d16qt) a —(d1015g1) pe —=(d15b15q1#) d—(bt5duTqt)
Les faces e°”?, s, k, x, z, n'avaient pas encore été signalées jusqu'ici; j'ai observé les trois premières sur un cristal provenant probablement du Valais, et les deux dernières sur de jolis cristaux venus avec les tourmalines vertes du Brésil.
Combinaisons de formes nombreuses et variées; les principales: où les plus remarquables sont : k!p aî bt?, fig. 114 pl. XIX, cristaux de Norwège et de l’'Oural; 2! p «et, fig. 114 bis; mhto!ta'et, fig. 413, pistazite de la mine Poljakowsk dans l'Oural; mh!po! a'a?e! b'?b#: mhpota!ta'?et bt?, toutes deux habituelles aux eristaux de pistazite de l'Oural; mhtpo'a!a?e?e! d?? d1d1? b1? b1/+ w; m 1 p ot o12? o1/ a! a? e? e! d?/2 d?2 b1/2 w, comprenant chacune quelques faces rares observées par M. de Kokscharow sur des cristaux de l’Oural; mh!pot at aÿ* b?; mh pat a at? at b'?, observées l’une et l’autre sur des cristaux maclés de l’Oural; > A1 g1 p 2 a! e? e? d’2 b'2; h> h:° g! p o! a! eè e? e! d1/2 b°/2 Due fig. 116 pl. XX, toutes deux observées par M. de Kokscharow sur des crisfaux simples de la Puschkinite de l'Oural; At g'pateb!?, cristal maclé de Puschkinite cité par M. Auerbach (1); mAh! gi p où ot ot? a”? et da’? d'?b1? X b ènfig. 115 pl. XX, moitié antérieure d'un cristal maclé du Vésuve, déterminé par M. Marignac; mhhMgipo'æa'a?eet d'?b?b"#Yon, fig. 117, cristal d'Ala en Piémont, observé par M. Marignac, mk° h! p ot a? al”? a! e? et dpt? bErrd, fig. 118, cristal simple du Brésil, AA!g'po'a*ala'® dBere dE 02% x 67, fig. 119, cristal maclé du Brésil; m9 pa a? aa 2e et bbV2p/+ua6w, cristaux simples d'Ala, obsérvés par M. Hessemberg, mhg”?gpa a"at a 2e 1 bb'u a; m h'p a? at b'?ua;,. mh'pata?etb"?, foutes trois trouvées par M. Hessemberg sur des cristaux de Zermatt en Valais; mpaa? d'aa2etb?k, cristaux du Saint-Gothard observés par M. Hes-
(1j Touies les combinaisons des cristaux de l’Oural sont figurées dans les planches LIV, LV eteLVI des « Materialen zur Mineralogie Russlands » par N. von Kokscharow.
248 ÉPIDOTE,.
semberg; h!'hk°g'potaetr, cristaux du Bourg-d'Oisans en Dauphiné, déterminés par M. Hessemberg (1). Les cristaux de presque toutes les localités sont généralement allongés dans le sens de la diagonale horizontale de la base, parallèlement à laquelle se montrent des cannelures plus ou moins profondes sur la plupart des faces de la zone pot''. Les faces m, b!*, 7, a'* sont souvent striées parallèlement à leurs intersections mutuelles. Macles, fréquentes par hémitropie autour d’un axe normal à L!'; rares par hémitropie autour d’un axe normal à p. Clivage, parfait suivant p, imparfait suivant h!. Cassure inégale. Transparente ou translucide. Double réfraction énergique. Plan des axes optiques parallèle à g. D'après d'anciennes observations de M. Miller, chacun des axes optiques ferait, dans l’intérieur du cristal, un angle d'environ 46°30’ avec une normale à »!; l’un d'eux ferait avec une normale à a! un angle d'environ 5° 5 et l’autre, avec une normale à p, un angle d’environ 18°3’: l’écartement réel des axes serait done 2V = 87° 5’ et la bissectrice aiguë, négative, coïnciderait avec l’axe de la zone h! g': B— 1,7 environ.
Je me suis assuré que l’écartement et l'indice de réfraction n’étaient pas constants dans les divers échantillons, et que les bissec-
trices des axes correspondant aux différentes couleurs du spectre
ne coincidaient pas entre elles : l’interposition de lames hémitropes ou de plages de densités variables rend du reste l’observation des phénomènes parfois assez difficile. Dans un beau cristal vert, pur et très-transparent, de la Caroline du Nord, j'ai trouvé, pour l'angle que les bissectrices aiguës font :
AVEC UNE NORMALE A D; AVEC UNE NORMALE A A1 ANTÉRIEUR; 970%! 36°46’ axes rouges; 9709’ 37°24} axes verts; 26043" 37°50' axes bleus.
La dispersion des axes est nulle; leur écartement, mesuré dans l'huile, est identique pour les rayons rouges, jaunes et verts.
2H = 946" $ —1,748 d’où 2V = 75°46 ray. rouges.
La dispersion inclinée est nettement accusée par la dissymétrie des bordures des hyperboles vues à 45° du plan de polarisation; les différences entre la forme des anneaux et l'éclat de leurs couleurs, dans chacun des deux systèmes, sont au contraire très-faibles. Dans le système correspondant à l'axe voisin de la normale à p, l'hyperbole offre du bleu à l’értérieur, du rouge à l’intérieur, les couleurs sont très-vives et les anneaux un peu ovales; dans le système correspondant à l'axe voisin de la normale à a, l'hyperbole est bordée par du
(1) Les cristaux d’Ala, de Zermatt, du Saint-Gothard et du Bourg-d'Oisans qui offrent ces diverses combinaisons, ont été figurés par M. Hessemberg dans ses « Mineralogische Notizen » insérées au tom. II des « Abhandlungen der Senckenbergischen Naturforschenden Gesellschaft zu Frankfurt a. M. »
or rs
ÉPIDOTE. 249
bleu à l'intérieur, par du rouge à l'extérieur, les couleurs sont un peu moins vives et les anneaux presque circulaires.
Un autre cristal de localité inconnue, vert foncé, un peu fissuré à à l'intérieur, m'a donné :
D A 753 dou iv = Ti ray rouses.
Un cristal de Suisse transparent, vert brunâtre, taillé en plaque normale à la bissectrice obtuse positive, a fourni :
DAS 2 QUE —1:720 d'où 9 Va — 87°49' ray. rouges. à s
La dispersion inclinée est des plus marquées dans celte plaque; d'un côté, les anneaux, presque circulaires, à couleurs vives, offrent du rouge à l'extérieur, du bleu à l’intérieur de leur hyperbole; de l'autre côté les anneaux sont des ellipses très-allongées, leurs couleurs sont pâles, le rouge est à Fintérieur et le bleu à l'extérieur de lhyperbole. L'écartement réel des axes, mesuré sur une sphère et sur un petit cylindre taillés dans un cristal semblable au précédent, est 2V — 87° à 88° pour la lumière blanche.
Eclat vitreux; nacré sur le clivage facile. Verte; jaune; rouge; brune; noire. Poussière grise. Pléochroisme plus ou moins marqué, suivant que la couleur des échantillons est plus ou moins foncée : le phénomène paraît atteindre son maximum d'intensité dans la Puschkinite de l’Oural et dans les cristaux du Brésil où la lumière transmise à travers p, normalement à cette face, est d’un beau vert émeraude, tandis que celle qui est transmise à travers a!” ou a* est d'un beau jaune; pour les cristaux transparents d’un vert jaunâtre de Guttanen en Suisse, la différence entre les deux images est des plus tranchées, lorsqu'on examine à la loupe dichroscopique un rayon normal à p. Les rayons qui traversent le cristal suivant un plan parallèle à g! et qui sont polarisés dans ce plan éprouvent une absorption suffisante, pour qu'en regardant à travers une lame perpendiculaire à l’un des axes optiques ou simplement parallèle au clivage basique, on voie deux branches d’hyperbole fortement épanouies offrant une couleur roussâtre d’un côté, verdâtre de l’autre côté, et partant d’un centre très-clair. Fragile. Dur. —6,5. Dens. — 3,32 à 3,45 s’'abaissant notablement par une forte calcination; une épidote d’Arendal a donné : 3,409 avant calcination; 2,984 après : calcination.
Au chalumeau, fond sur les bords, se gonfle et donne une masse en forme de chou-fleur qui, au feu le plus vif, devient noire et s’arrondit sans fondre complétement. Les variétés foncées riches en fer, comme celle d’Arendal, sont seules facilement fusibles. Avec les flux, réactions de la silice et de l’oxyde de fer. La plupart des épidotes chaufféés au blanc perdent de leur poids environ 2 p. 100 consistant en eau et en acide carbonique. À peine attaquable par les acides à l’état naturel, mais faisant gelée avec l'acide chlorhydrique, après calcination.
230 ÉPIDOTE,
Le rapport entre l'oxygène des bases et celui de a silice est comme pour la meïonite et la Zoïsile :
CA RSI MO SR A Fe). La formule peut s’écrire : Cas, Re, Si9: Silice 41,92 Alumine 32,00 Chaux 26,08.
Analyses de l’épidote {pistazite) : a, du Rosenlaui près Guttanen en Suisse, par Stockar-Escher (cristaux d'un vert brun foncé, moyenne de deux opérations); b, de Kaverdiras, canton des Grisons, par Wiser (cristaux semblables aux précédents, moyenne de deux opérations); e, du Saint-Gothard, par Wiser (moyenne de deux opérations); de Traverselle en Piémont, d, par Hermann, cristaux d’un vert fonce ; e, par Rammelsberg ; cristaux d’un jaune elair: du Bourgd'Oisans, département de l Isère , J, en cristaux fasciculés verts, par Hermann; g, en cristaux vert olive par Scheerer.
a oO c d e jh q
Silice 38,05 37,66 38,28 40,08 38,34 38,00 37,56 Alumine 26,39 927,36 27,53 416,91 20,61 20,87 20/18 Oxyde ferrique 9,73 8,90 8,66 15,93 9,23 45,06 16,49
Oxyde ferreux » » » A,4& 2,2%. 4,90 »
Chaux 23,5& 93,90 922,87 49,11 95,01 91,93 92,70 Magnésie » » » k,97 0,43 » 0,29 Perte au feu 2,09 9,33 9,41 4,20 2,82 92,08 2,09 99,73 400,15 99,75 99,64 98,65 99,84 99,94
Dersité:) 13,378): 3,369 3,378: 3,47 » 3,42 »
Analyses de la pistazite : d'Achmatowsk, k, en cristaux vert clair; 4, en cristaux transparents vert d'herbe, toutes deux par Hermann; 7, de Burowa près Miask; Æ, de la Puschkinite, de Werchneiwinsk au nord de Katharinenburg, toutes deux par Her-
mann; de l’épidote, d'Arendal, Z, en cristaux transparents enga=
gés dans le calcaire, par Scheerer; m, en cristaux vert noirâtre à cassure vitreuse, par Hermann; », de la mine Sillbôhle près Helsingfors, en gros cristaux vert foncé accompagnés defer magnétique et contenant intérieurement un noyau d’orthite, par Hermann, 0, d'Arendal, cristaux accompagnés de hornblende déposés dans un moule de scapolite, par Rath
k à Î k l nm ñn ou Silice L0,27 37,62 36,87 37,21. 31,89 36/19 39-67 MCE Alumine 20:08 418,45 48,13 18,64 20,73 21,24 48,55 19,24 Ox. ferrique 44,22 49,32 48,20 18,18 46,57 42,96 44,31 M15/55 Ox. ferreux 2,39 2,90 4,60 2,56 » 5,20 3,25 » Chaux 21,61 24,76 91,45 ‘22,06 22,64 21,27, 20,55 2208 Magnésie 0,53 0,39 0,40 » 0,41 » 1,62 0,25 Soude » 0,91 0,08 etLi2,28 > » 0,32 et KO,62 Perte au feu 0,16 2,20 1,56 1,44 . 2,4. - 2,86, 4,23 2,51 99,26 98,85 97,29 98,60 400,03 400,32 99,68 98,74 Densité: 3,41 3,39 3,35 3,43 » 3,49 3,45 3,223
ÉPIDOTE, 251
M. Hermann a signalé la présence de très-pelites quantités d'acide borique dans des cristaux d’Achmatowsk et de Burowa près Miask.
L'épidote se présente en cristaux presque invariablement implantés par une face g!, en groupes bacillaires ou en masses granulaires. On la trouve engagée dans la plupart des roches cristallines et notamment dans les granites, les syénites, les gneïss, les micaschistes, les schistes lalqueux et chloriteux, les amphibolites, les diorites, les diabases et les calcaires cristallins; on la rencontre aussi dans les porphyres, les trapps, les serpentines, le gabbro, les ophites des Pyrénées. Les cristaux se sont formés dans les géodes de ces diverses roches ou dans les filons qui traversent les schistes cristallins, et quelquefois dans les soufflures des amygdaloïdes. Ils accompagnent souvent le fer oxydulé, le fer oligiste, la pyrite de cuivre et d’autres minerais et ils sont alors associés au grenat, à la hornblende, à J'augite, à.la scapolite, ete. Dans les filons, leurs associations se font principalement avec le quartz, le diopside, l’asbeste, l’albite, l’orthose, l’axinite, le clinochlore, la ripidolite, etc. Les localités qui fournissent les échantillons les plus remarquables ou les plus intéressants, sont : le Bourg-d'Oisans, département de l'Isère; les environs de Baréges, ïIlautes-Pyrénées; Ala, val de Lanzo (cristaux transparents d'un vert clair ou d’un vert jaune) et Traverselle (cristaux fasciculés d’un vert sombre), en Piémont; Zermatt, vallée de Saint-Nicolas en Valais : le Rosenlaui près de Guttanen dans l'Haslithal (beaux cristaux d’un vert brunâtre, très-allongés suivant la diagonale horizontale), le Sustenhorn, le Saint-Gothard, Kaverdiras et Baduz, val de Tavetsch, canton des Grisons, en Suisse; (la variété de Baduz en masses cristallines d’un gris cendré associées à de beaux eristaux de grenat grossulaire rouge orangé est ordinairement rapportée à la Zoisite, mais j'ai constaté qu'elle possède les propriétés optiques de l’épidote et qu'elle fond en verre brun); Arendal en Norwège (cristaux souvent très-gros, d’un vert foncé, : dans les couches de fer oxydulé); Norberg et Längbanshytta en Suède; Achmatowsk, la vallée de la Schumnaja près, Slatoust, la mine Poljakowsk, Burowa près Miask, monts Ilmen, les environs de Raschety près Katharinenburg, et les mines de Turjinsk près Bogoslowsk, dans l’Oural; Sirianowskoi dans l’Altai (groupes fasciculés de petits cristaux transparents sur quartz); la mine Sillbôhle, paroisse d'Helsinge, (cristaux contenant souvent un noyau d'orthite), Särkjärfvi près Orijärfvi et plusieurs autres points, en Finlande; le Monzoni dans le val de Fassa, Predazzo dans le val de Fleims, et le Zillerthal en Tyrol (cette dernière localité fournit quelquefois de petits cristaux transparents roses et verdätres engagés dans un mélange de quartz et d’épidote compacte et désignés comme thulite, mais ces cristaux offrent la combinaison des formes p h! a! b12 de J'épidote, ils se clivent facilément suivant p et h!, le plan de leurs axes optiques est parallèle à g! et ils manifestent un dichroïsme très-marqué, la lumière transmise étant d’un beau rose rouge à travers p, et d’un vert très-päle à travers a!°); la vallée de Gastein
no
52 SCORZA. WITHAMITE
et l'Obersulzbach Gebiete, en Salzbourg ; la Kor-Alp et la Sau-Alp en Carinthie; le Butterhübel près Marchendorf en Moravie, Franconia eñ New-Hampshire; Haddam en Connecticut (très-beaux cristaux); Athol en Massachusetts; le lac Supérieur (cristaux et masses associés au cuivre natif); la Caroline du Nord (cristaux roulés, dans les sables aurifères); le Brésil (beaux cristaux isolés, d’une couleur foncée, offrant un dichroisme des plus marqués, associés aux tourmalines vertes si recherchées pour les expériences optiques et pyro-électriques) ; les environs de Werchneiwinsk au nord de Katharinenburg, dans l’Oural (Puschkinite en cristaux isolés remarquables par leur dichroisme, provenant probablement des lavages aurifères). D’après la description de M. de Kokscharow, la P use ’h kinite paraît avoir la plus grande analogie avec les cristaux que j'ai découverts au milieu des tourmalines du Brésil.
Les noms d’arendalite et d’akantikon avaient été spécialement donnés aux épidotes de Norwège et de Suède; ceux d’oisanite et de delphinite, aux variétés du Bourg-d'Oisans; celui d’'achmatite aux cristaux d'Achmatowsk.
Le scorza est une épidote en poudre fine d’un vert pistache, qu’on rencontre près de Muska en Transylvanie, Klaproth a obtenu pour sa composition :
Si 43,00 AI 21 ,00 Fe 16,50 Mn 0 ,25 Ca 44. 00 Perte au feu 2,00 — 191,95.
Withamite. Très-petits cristaux offrant, d'après Brewster, la combinaison des formes p h! at b'? de l’épidote, avec les incidences ph—116°40" a!hi—128°20". Clivages suivantpet h'. Transparente ou translucide. Double réfraction énergique. Deux axes optiques paraissant très-écartés, situés dans un plan normal à la diagonale horizontale, suivant laquelle les cristaux sont allongés. Une aiguille transparente d’un beau rouge m'a permis d'observer un système d'anneaux oblique à la bissectrice négative et dont l’hyperbole était bordée par une couleur assez vive, rouge d'un côté, bleu verdâtre de l’autre côté. Dichroïsme très-marqué; deux rayons polarisés perpendiculairement l’un à l’autre après avoir traversé le cristal suivant un plan parallèle à g' sont, l’un d’un rouge carmin et l’autre d’un jaune païlle. Dur.—6à6,5. Dens.—3,14. Au chalumeau , gonfle et fond difficilement en une scorie d’un gris verdâtre foncé. Avec le sel de phosphore, donne un globule qui renferme un squelette de silice et devient opaque en refroidissant. Inattaquable par les acides. Une analyse approximative, faite sur une très-petite quantité de matière contenant encore un peu de gangue, a donné au docteur Coverdale, de la silice en excès, de l’alumine, du peroxyde de fer, de la chaux et un peu d'eau. La Withamitea été découverte par M. Witham à Glencoe, comté d’Argyle en Ecosse; elle se présente en petites masses ou en aiguilles fines groupées en mamelons sphéroïdaux à structure radiée, dans un trapp gris rougeûtre.
Al
TAUTOLITE. BUCKLANDITE. 25:
Tautolite. Prismatischer Tautolith; Breithaupt. Tres-petits cristaux offrant la combinaison des formes m h! p a? a! a”? bi® de l’épidote et, par suite de la prédominance des faces h!, ayant ordinairement l'aspect de tables minces, carrées ou rectangulaires, plus ou moins allongées suivant la diagonale horizontale de la base. J'ai trouvé approximativement :
mhi 42530’ [ la? 80° env. surp min 109°12/ côté.
pb12 adj. 4105°10/
phi 114030" pm post. 76° Aa? adj. 154°20/ bin 450°47" Rlai adj. 128°37
Rat 51°20° sur p alb1® 425°40"
al?ai 45k45/
M. Preithaupt donne : mm — 70° 14 en avant; a!h!=—51°52 sur p.
Les faces ht, at, b"? sont assez miroitantes, les autres sont un peu ternes ou légèrement ondulées. Clivages difficiles suivant a! {confondu probablement avec p), k! et m, d'après Breithaupt. Cassure conchoïdale. Opaque. Eclatvitreux. Noire. Poussièregrise. Dur. = 6,5 a 7. Dens. — 3,86. Au chalumeau, fond en une scorie noire. Donne les réactions de la silice, de l’alumine, du protoxyde de fer et de la magnésie, et est regardée comme une épidote très-ferrifère. Se trouve dans les cavités de quelques roches de sanidine au lac de Laach, sur les bords du Rhin.
Bucklandite; Lévy. Combinaisons des formes, m h!pa°?; m h! p a?/8 et b'3 (fig. 120 pl. XX), de l’épidote, observées par Lévy sur les petits cristaux de Norwègé; ma?ate!b1?; mag'atetbt?bt/\; nm et b1?; m e! b1/2 b1/h: m P e? e! bi/22 m a! e! b1/2 b'# qe m a! el d'2b2b1#7, observées par G. Rose, Hermann et Kokscharow sur les échantillons de l'Oural. Les incidences obtenues par Lévy et par Hermann sur les cristaux de Norwège et sur ceux de l’Oural, sont :
mm 1040’ L. L pa?5 adj, 99°" L.
mi 125°20' L.
pm ant. 40356’ L.
pa { 414955" L. b12m adj. 4151 env. H.
pe ant. } jj5u pal adj. 41617’ H. etb12 adj. 446 H.
ai adj. 428°19' H. elm ant, 445°30"H.
Les cristaux de Norwège sont en général allongés suivant l’axe vertical, comme le montre la fig. 120; ceux de l’Oural, sur lesquels les faces m, et, b‘?, sont très-prédominantes, offrent souvent l'aspect d'une double pyramide hexagonale irrégulière, lorsque ces trois
254 | PIEMONTITE.
formes ont un égal développement; quelquefois la pyramide est
allongée dans le sens de a! qui forme une bordure étroite sur l’abt2
rète PES Clivage net suivant p; moins net suivant &!. Cassure
inégale. Opaque ou translucide sur les bords. Eclat vitreux; Les faces des cristaux sont tantôt brillantes, tantôt mates. Noire; noir verdätre“foncé; brun rougeâtre dans les parties translucides. Poussière grise. Dur.—6,5 env. Dens. — 3,51 (Hermann). Au chalumeau, gonfle beaucoup et se transforme en une masse scoriacée noire, brillante, magnétique, difficile à fondre complétement. Avec les flux, donne la réaction du fer. Peut être considérée comme une épidote riche en protoxyde de fer, d’après les
analyses des cristaux de l’'Oural, a, par Hermann; d, par Ram-
melsberg.
È Le " ! à ne Perte Si Al Fe Fe Ca Mg aufeu
La Bucklandite observée d’abord en très-petits cristaux avec feldspath, hornblende et apatite, à la mine de fer magnétique de Neskiél près Arendal en Norwège, a été retrouvée depuis en ceristaux dont la plus grande dimension varie de quelques millimètres à 3 centimètres, engagés dans un calcaire avec grenat, diopside et sphène jaune, à la mine d'Achmatowsk, Oural. Jusqu'au voyage - de M. G. Rose qui, le premier, a déterminé leur véritable forme, les échantillons de cette localité avaient été pris pour du sphène. Malgré les différences que présentent leur aspect extérieur et leur densité, quelques minéralogistes regardent la tauiolite et la Bucklandite comme deux variétés très-voisines, sinon identiques.
PIÉMONTITE. Epidote manganésifère. Piemontischer Braunstein; Werner. Manganischer Epidot; Breithaupt. Prismes fortement allongés suivant la diagonale horizontale de la base, presque toujours brisés à leurs extrémités, offrant principalement les combinaisons ph'a?; ph'a?bt?. Les faces p et a? sont quelquefois très-prédominantes, tandis que À! est très-étroite; les cristaux ont alors l'aspect de prismes rhomboïdaux très-obtus; d’autres fois, la présence de plusieurs faces de ta zone p k! @, trop ternes pour être déterminées, leur donne l'apparence de baguettes arrondies. Les incidences sont très-voisines de celles de l’épidote; j'ai trouvé approximativement :
pli ant. 415°207 pb12 adj. 405° env.
pa? adj. 145037!
æ hiadj. 98.50! :
Clivage assez net suivant p, moins net suivant A!. Stries plus ou moins profondes sur les faces de la zone p !, parallèlement à