‹ Manuel de neurologie oculaire [electronic resource]Chapitre 39 sur 91 · EXAMEN DU SENS CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN DU SENS CHROMATIQUE

d'après Holmgren

l'« EpiiEUVK. — Ou pi i'soiik' à l'dlisei vr un éclianlilloii de laine de la couleur ci-dessous et on l'engage à réunir tous les édieveaux de même tonalité.

S'il existe une alléralion du sens i'liroiiiatii|ue, l'olisei vé réunira des écheveaux des différentes tonalités iiidii|uées en 1 à 5.

EphiavE. — On (lonii

ilisrrvé un éclieveaii de lainr du tnn niaiive lia en reiiga,t;eanl à léiinir les écheveaux de njenie couleur.

lia

L'aveugle pour le rouge réunira au Ion lia des éclieveaux de couleui- ((i el 7).

l/aveugle pour le vei t assortira avec cet éclieveau njauve des éclieveaux gris ou vert (8 et 9),

KPKEI'VE. — Un l'cliaiililli

;e IIIj sera assorti pur l'aveugle pour le et ujaiTou (10 et 11)

Ilb

avec des écheveaux vert

L'aveugle | r le vi^rl, I

iirtii'a avec des tous nlus cia

vri t et marron (l'2 et 13).

Masson et 0% Éditeurs.

Prieur & Dubois. — Puteaux.

EXAMEN rUMOl E DE L'APPAREIL OCULAIRE SENSORIEL.

Cette épreuve peut être contrôlée par celle-ci, qui a la même valeur : on présente un échantillon rouge cannin (II, b): laveugle pour le rouge montre les éclieveaux 40 et 11, tandis que l'aveugle pour le vert désigne ceux des teintes 12 et IT).

Cette épreuve classique est, à juste titre, l'une des plus employées.

L échelle chminatoinélrique de Wecker et iMasselon est une échelle typographique, offrant des surfaces carrées de différentes dimensions et de couleurs diverses: le sujet placé à 5 mètres doit dénommer la couleur du carré désigné. Celle méthode n'a aucun avantage siu' le procédé de Holmgren et la périmétrie des couleurs, qui résument la recherche de l'acuité chroma lique.

Ajoutons que, comme pour la détermination de l'acuité visuelle, le sujet devra dans tous les cas être muni des verres correcleurs de son vice de l'éfraction, s'il en existe.

Champ visuel. — La détermination du champ visuel doit quel- ({uefois êire faite sur vm malade incapahle de quitter son lit: on a fait construire des périméti'es de lil, permettant d'examiner un malade, même étendu horizontalement: ils sont inusités. Si le malade peut s'asseoir dans son lit, on peut enq:)loyer un des nomhreux périmètres portatifs pro)»osés. Faute de ces insiruments, il est possible de faire une détermination, assez grossière du reste, du champ visuel de la façon suivante : l'observateur se place bien en face du visage du sujet, à 35 centimètres en avant de lui, et lui fait fixer d'un œil (l'autre étant obluré par la main) la lacine du nez: il importe que le regard du malade ne quitte pas ce point de fixation pendant toute la durée de la recherche. L'observateur déplace aloi^s la main dans les principales directions: le sujet doit indiquer à quel moment exact il voit apparaître la main; pour éviter loule réponse erronée, lanlôt on agite les doigts, tantôt on les tient immobiles et le malade doit indiquer si les doigts remuent ou non.

Pour se rendre mieux compte si le champ visuel est normal, l'observateur ferme son œil gauclie s'il examine le champ de l'œil gauche du sujet (et inversement): il fixe alors de son œil droit r(eil gauche ouvert du malade et se trouve dans les mêmes conditions que lui; il juge ainsi aisément si le clianq) visuel du

patient est égal au sien, c'est-à-dire s'il perçoit la main en même temps que lui-même.

Chaque fois que cela est possible, on doit pratiquer un examen plus précis; le campimètre, faute de mieux, peut servir, mais le périmètre, qui exprime en degrés la valeur du champ visuel, est seul à recommander. ïl se compose essentiellement d'un arc de cercle pouvant être déplacé autour d'un centre, ou zéro; les degrés partant de ce centre sont marqués sur le côté convexe de l'arc, jusqu'au

Fig, 64. — Examen du champ visuel au périmètre (périmètre de Lapersonne).

Le patient masque son œil gauche et fixe de l'œil droit le point central du péiiiriètre; ^ Tobservateui- ne quitte pas du regard l'œil du patient, afin de s'assurer qu'il fixe toujours le point central ; en agissant sur la roue, sa main étant cachée, il déplace le curseur le long de l'arc périmétrique. En ce moment, l'examen porte sur le méridien horizontal interne de l'œil droit.

degré 90 (angle di^oit); le menton du patient est placé sur une mentonnière, de telle sorte que l'œil soit à oO centimèti^es du zéro. L'examen est fait pour chaque œil isolément, l'autre étant obturé. Après avoir fait comprendre au patient de quoi il s'agit, on l'engage à ne pas quitter des yeux le point correspondant au zéro ; on déplace alors du côté concave de l'arc, de la périphéi^ie vers le

EXAiMEN CLINIQUE DE L'APPAREIL OCLLAIRE SENSORIEL. 171

centre, une petite baguette noire portant à son extrémité un index blanc de 2 centimètres de diamètre ou de côté; le sujet doit prévenir dès (juil voit l'index et ne pas attendre qu'il en voie très nettement la forme. On note le point indiqué et l'on continue à avancer l'index jusqu'au zéro : le patient doit indiquer si l'index disparaît (scotome absolu) ou devient très indistinct (scotome relatif) et préciser aussi à quel moment il redevient visible ou net. Celle détermination doit être faite dans toutes les directions (ou méridiens) du cliamp visuel, au moins dans Imit d'entre elles (en baut, en bas, côté temporal, côté nasal, et les i directions intermédiaires à celles-là).

Il faudra, bien entendu, et surtout pour les premières déterminalions, lorsque le patient est peu accoutumé à cette recbercbe, recommencera plusieurs reprises, afin de véritier, en les multipliant, l'exactitude de ses réponses ; c'est h cause de cela que les périmètres enregistreurs ne sont pas à recommander. Un pourra aussi, mais seulement à titre de contrôle, déplacer l'index du centre vers la périphérie, en demandant à quel moment il devient invisible. La nonconcordance des réponses dépend quelquefois de ce que l'œil ne fixe pas continuellement le zéro du périmètre; il ne faut donc pas perdre de vue l'œil du malade pendant tout l'examen, afin de s'assurer de son immobilité et de sa bonne fixation. Une cause d'erreur peut provenir aussi de ce que le sujet voit la main qui déplace l'index; certains périmètres, dont le périmètre de Lapersonne, présentent des dispositifs qui permettent de le mobiliser à distance, la main restant cachée ; ce périmètre permet aussi de modifier la dimension de l'index. Il faut laisser reposer le malade fréquemment, afin d'éviter la fatigue de son œil ou le relâchement de son attention. Enfin, le diamètre pupillaire et la clarté de l'index influant sur l'étendue du champ visuel, il est bon de procéder dans des conditions toujours identi^ques, de lumière et d'orientation de l'appareil ; le sujet doit être placé le dos tourné à la fenêtre.

Les résultats obtenus, et bien contrôlés, sont transcrits sur un graphique portant des cercles concentriques, qui répondent aux divers degrés et coupés de rayons indiquant les directions ou méridiens. Un gros trait marque les limites périphériques du champ ; s'il existe des lacunes ou scotomes (absolus ou relatifs), il suffit de

les indiquer; rappelons que la tache de Mariette est un scotome normal, dû à la projection de la papille optique (fig. 58).

L'examen du champ visuel pour le blanc sera complété par celui des principales couleurs.

Nous avons vu qu'une des conditions indispensables pour une bonne détermination du champ visuel est que l'œil examiné fixe bien le zéro du périmètre; or, dans certaines affections (altérations du faisceau maculaire ou delà macula), il existe un scotome central, le reste du champ visuel étant normal ; la fixation centrale devient donc impossible. On peut l'obtenir cependant au moyen de divers artifices, à condition que l'autre œil ne présente pas, lui aussi, un scotome central. Deux cas peuvent se présenter :

1^ On veut savoir si la périphérie est normale et l'on ne tient pas à connaître l'étendue exacte du scotome central; il suffit alors de faire fixer le zéro du périmètre par l'anl sain, mais en supprimant la vision périphérique de cet œil, au moyen d'un tube de carton, ou de papier enroulé, au travers duquel il regarde le zéro: la détermination de la vision périphérique donnera celle de l'œil atteint de scotome central et non armé du tube.

2° On veut connaître les dimensions exactes du scotome central; le stéréoscope le permettra ; on se servira soit du stéréoscope ordinaire à prismes (procédé de Haitz), soit du stéréoscope, à plan bissecteur et à miroir, de Pigeon (procédé de Joseph) ; ce dernier a l'avantage de donner un graphique de grandes dimensions dans les parties voisines du centre. Dans les deux cas, le stéréoscope porte un graphique correspondant à chaque œ'il: le bon œil fixe le zéro de son graphique et l'on déplace un petit index sur le graphique de l'œil atteint : lorsque l'index devient invisible on est à la limite du scotome.

Page 1