dans les colonnes A, B, C, coi respondei.t aux posi
avoir SOUl de laisser le ma- .jons successives, a, b, c, du miroir.— Les flèches
lade pendant un certain indiquent le sens de la marche de l'ombre.
temps dans la pièce obscure
avant de commencer l'expérience (adaptation rétinienne ) ; l'inconvénient de cette assez longue attente a beaucoup nui à la vulgarisation de cet examen, capable cependant de donner d'intéressants résultats.
Acuité chromatique. — Les procédés de recherche sont fort nombreux. Parmi les plus pratiques, nous citerons le périmètre, l'épreuve des écheveaux de Holmgren et l'échelle chromatométrique.
Avec le périmètre, on fait fixer au malade le point central et l'on déplace, de la périphérie vers le centre, un objet ou test coloré. L'endroit précis où il distingue, non la forme, mais la couleur exacte du test, indique la limite, dans cette direction, de son acuité chromatique pour cette couleur. Cet exauien, pratiqué dans toutes les di-
(^^^^^ Emmélropie.
(^^^^^ lli/pennélroji
^Mi/opi,
ig-. 05. —
Résultat
S de la skiascopie.
rodions et pour les principales couleurs (jaune, vert, rouge, bleu), permettra d'établir le cliamp cbromatique de cet œil.
Le périmètre sert aussi à déterminer s'il existe un scotome central pour une ou plusieurs couleurs. On place au zéro un test coloré de petites dimensions, 5 à 4 millimètres par exemple, et l'on demande au sujet quelle en est la couleur: si sa réponse est inexacte, il existe un scotome central pour cette couleur. On augmente alors l'étendue du test coloré, toujours maintenu au centre du périmètre, jusqu'à ce que la couleur en soit reconnue; on mesure ainsi l'étendue du scotome. Le périmètre de Lapersonne permet de présenter des index colorés de grandeurs variables; une graduation en indique les dimensions. Le scotome central sera recherché pour toutes les couleurs: on déplacera ensuite les tests colorés vers la périphérie, pour bien s'assurer que le trouble chromatique n'existe bien qu'au centre.
A défaut du périmètre, et lorsqu'on soupçonne un malade d'avoir un scotome central pour les couleurs, on lui présente un objet coloré quelconque de petites dimensions: comme le jaune est une des couleurs perdues les premières, on peut présenter une pièce de dix francs: les exemples d'individus, atteints de scotome central pour les couleurs, donnant une pièce de dix francs pour une pièce de cinquante centimes, sont fréquents.
Lépreuve des écheveanj- de Hohngren est excellente et pratique, en ce sens qu'elle n'exige aucun appareil et ne nécessite pas de réponses du sujet (son langage peu précis lui fait quelquefois mal énoncer une couleur cependant bien vue). On place sur une table bien éclairée un assez grand nombre d'écheveaux de laine de toute nuance et l'on engage le malade à les grouper selon leur couleur.
L'expérience comprend deux épreuves (planche Ij :
1° Y a-t-il une altérât ion du sens chromatique'l On présente un échantillon vert clair (I) : si le sens chromatique est altéré, le sujet placera à côté des écheveaux (1, 12, 3, 4, 5) de toutes couleurs claires autres que le vert.
!2** Est-il aveugle pour le rouge ou pour le ver il On présente alors un échantillon mauve (II, a) : l'aveugle pour le rouge montre les écheveaux (i et 7, tandis que l'aveugle pour le vert montre les écheveaux 8 et 9.