‹ Manuel de neurologie oculaire [electronic resource]Chapitre 72 sur 91 · CHAPITRE IV AFFECTIONS DE L APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV AFFECTIONS DE L APPAREIL RESPIRATOIRE

Les maladies du poumon sont le point de départ d'infections ou d'intoxications agissant sur l'œil; elles provoquent également des troubles réflexes, par retentissement sur le système sympathique; ils sont bien connus depuis quelques années.

Pneumonie. — Il y a longtemps que la mydriase unilatérale, du côté où siège la lésion, est connue. Elle est plus fréquente dans la pneumonie du sommet, mais peut exister aussi dans les autr<'s formes (Pernol). Sighicelli a examiné les pupilles d'un grand nombre de pneumoniques; il a trouvé que la mydriase bilatérale, plus prononcée du côté correspondant au poumon malade, était la règle dans les cas qui doivent guérir; cette mydriase et cette inégalité pupillaire apparaissent avec la maladie et disparaissent avec elle, quelquefois un peu plus tard. Dans les cas qui doivent se terminer par la mort, la mydriase et l'inégalité pupillaires seraient généralement absentes. Ces constatations auraient une assez grande valeur pronostique.

Tuberculose pulmonaire. — A ses débuts, ou dans la période pré-tuberculeuse, on observe la mydriase bilatérale (1/7 des cas, d'après Biclielonne), souvent plus accentuée d'un côté, pouvant être associée à une légère protrusion du globe, avec élargissement de la fente palpébrale (symptômes d'irritation du sympathique).

Au cours de la tuberculose pulmonaire confirmée, l'inégalité pupillaire, par mydriase spasmodique unilatérale ou prédominante d'un côté, a été signalée par Roque et observée souvent depuis; en ces dernières années, Souques, Dehérain, Pernot en ont précisé les caractères. Cette mydriase peut être intermittente; le plus souvent elle persiste une fois installée: la localisation au sommet n'est pas indispensable. Dehérain l'a constatée 26 fois sur 120 cas. Pernot l'a rencontrée 1 fois sur 17 dans la tuberculose au premier degré et \ fois sur io au deuxième degré: elle siège du côté malade, ou

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