AFFECTIONS DE L'APPAUEIL RESPIRATOIRE
lo plus malade, par irritation sympathique; à la période cavitaire, on rencontre le myosis, par destruction des fdets sympathiques, dans 1/7 des cas.
Nous avons repris cette étude par le procédé sensibilisateur de la « mydriase provoquée ». Nos recherches ont porté sur 07 malades atteints de tuberculose pulmonaire : sur 20 malades au i*^' degré, nous avons trouvé, par le simple examen à la chambre noire, 8 inégalités pupillaires, alors qu'ils semblaient avoir les pu- ]»illes égales à la lumière du jour. Sur les 12 malades restants, la mydriase provoquée mit 9 fois en évidence l'inégalité pupillaire. — Sur 12 malades au 2'' degré (le poumon le plus atteint), 4 fois l'inégalité apparut à la chambre noire ou à la lumière du jour et S fois avec la mydriase provoquée. — Enfin sur 55 malades dont le poumon le plus atteint était porteur de cavernes, 16 fois l'inégalité fut constatée à la lumière du jour ou à la chambre noire, 17 fois elle n'apparut que par la mydriase provoquée; une fois les pupilles restèrent égales et une fois la mydriase provoquée changea le sens d'une inégalité constatée auparavant. Dans tous ces cas, la mydriase fut notée du côté le plus atteint. Cette fréquence montre la sensibilité de la méthode et sa valeur dans le diagnostic précoce d'une tuberculose pulmonaire.
Affections des bronches. — La bronchite aiguë, l'emphysème compliqué de bronehite chronique, donnent quelquefois lieu à l'inégalité des pupilles.
Affections de la plèvre. — La pleurésie avec épanchement provoque très fréquemment l'inégalité pupillaire (dans 41 7o des cas, d'après Chauffard et Lœderich). Il se pi'oduit une mydriase modérée, du côté ou siège l'épanchement: la pupille réagit paresseusement à la convergence et à l'accommodation, de sorte qu'il est plus facile de la constater si le regard du malade est en convergenceaccommodation. La nature, l'évolution, l'abondance de l'épanchement, la thoracentèse n'ont aucune influence; elle peut varier d'un jour à l'autre et ne disparait qu'après la résorption de l'épanchement. — Ledroit a signalé la dilatation pupillaire siégeant du côté opposé à la pleurésie.
Coqueluche. — Les efforts de toux produisent des phénomènes congestifs, avec hémorrhagies de la rétine (Landesberg, Teillais).
oôO TROUBLES OCULAIRES NERVEUX DANS LES DIVERSES AFFECTIONS.
Compressions du thorax. — Les hémorrhagies rétiniennes ont été fréquemment observées (Wagenmann, Scheer, Béai, Dufoiir et Gonin).
Rythme respiratoire de Cheyne Stokes. — Les modifications pupillaires y sont caractéristiques : mydriase pendant la poh pnée et myosis pendant l'apnée. II est possible de voir le myosis persister pendant les deux périodes; la pupille est alors inexcitable, sauf chez l'enfant, où elle peut l'être légèrement. — Ziemssen et Biot ont signalé des mouvements associés de latéralité des yeux; leurs oscillations seraient lentes pendant l'apnée et plus rapides pendant la polypnée; ces oscillations se transforment parfois en nystagmus véritable.
AFFECTIONS DE L'APPAREIL CJnCLLATOIRE ET DU SANG.