TOME PREMIER
aOO ÉLÉNENS, CHAPITRE X. ^,
bable de deux à trois oboles. U y a peu de pièces auxquelles on doive attribuer une valeur supérieure. Il faut compter parmi celles-ci les très-grandes pièces des Rois d'Egypte , dont le diamètre est toutà-fait insolite parmi les Autonomes. Mais lorsque les Romains imposèrent aux Villes , auxquelles ils laissèrent le droit de frapper des monnaies , l'obligation d'y placer les effigies Impériales, alors les pièces de plus grands modules commencèrent à être adoptées. Ce fut vers le règne d'Hadrien , sauf quelques exceptions antérieures. Deux motifs y contribuèrent sans doute : d'abord la cessation successive et presque totale de l'emploi de l'argent dans le monnayage de ces Peuples, et conséquemment le besoin d'y suppléer par des pièces de cuivre de valeur plus forte que celles précédemment usitées ; et ensuite le désir ou l'obligation de se conformer aux usages monétaires des Romains , qui admettaient des monnaies de cuivre plus grandes que celles des autres Peuples. On en a la preuve dans le système monétaire de quelques Villes, dont les monnaies de bronze Impériales sont d'un diamètre plus grand que celles frappées sous l'Autonomie, quoique du méme^poids. Les monnaies Égyptiennes Impériales des bas-temps paraissent être les seules dont les poids aient été conservés en restreignant au contraire les diamètres. Mais les pièces de grands modules dont nous venons de parler, et que l'on désigne communément sous le nom de MédaUlons^ ' Impériaux-Grecs de bronze^ n'étaient probablement pas toutes des monnaies (dti).
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Monnaies et Médailles Romaines.
280. It y a plus de fixité dans les dimensions des monnaies Homaines, puisque ces pièces formaient le système monétaire d'un seul peuple, et que les valeurs étaient les mêmes. Cependant des variétés remarquables dans les dimensions se trouvent aussi parmi cette longue série monétaire, d'abord dans les premiers temps pour le cuivre, à cause de la réduction successive du poids de \A$ (266), et ensuite dans le Bas-Empire pour tous.les métaux , par suite du désordre des temps, désordre qui influa particulièrement sur le monnayage.
281. Or. Les monnaies d'or furent les dernières introduites à Rome. Celles qui furent frappées sous la République, et en petites quantités , sont; du diamètre du Denier d'argent C'est à cette époque que se rapportent aussi les trois rares monnaies d'or portant les indications de 60, 40 et 20 Sesterces, citées dans le Chapitre pirécédent (202). Sous l'Empire, les pièces du module du Denief d'argent continuèrent à former la masse principale de la monnaie d'or, et ces pièces furent frappées en quantités très-considérables. On frappa aussi des pièces valant la moitié de celles-là. Ces monnaies sont nommées communément, mais improprement, Denier et Quinaire dUor^ parce qu'elles sont des mêmes diamètres que les véritables Deniers et Quinaires d'argent. Sous le Bas-Empire, les diamètres furent confondus, comme les poids et les titres. Il existe quelques
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pièces en or de modules plus grands que celui de la pièce ordinaire ; ces pièces sont fort cares ; on en a des bas-temps du plus grand module, et ornées souvent de bords d'orfèvrerie travaillée.
Il est douteux que ces pièces, nommées communément Médaillons Latins etor aient été des monnaies (85).
282. Argent. Lorsque la monnaie d'argent fui introduite ti Bx>me, on frappa des Deniers^ des Quinaires et des Sesterces. Aucune pièce plus grande que le Denier ne fut émise sous la République, sauf uB bien petit nombre d'exceptions qui se remarquent parmi les pièces de fabrique Camp'knienne portant le nom de Rome, Ce système ne fut pas maintenir sous les Empereurs. Non-seulement on fabriqua des médaillons d'argent à leurs effigies dans quelques Villes Grecques, et cela dès le règne d'Auguste; mais bientôt aussi furent frappées quelques pièces de cette nature , de coin Romain. Il est presque certain, comjme nous l'avons dit pbjsieurs fois, que ces pièces n^étaient pas des monnaies. Quant à celles-ci, Caracalla fit frapper des Deniers plus grands que ceux usités jusqu'à lui, mais probablement parce que le titre de l'argent commença à être altéré à cette époque. Plus tard, on trouve quelques. pièces de plus grands modules, des Médai lions Latins d'argent y qui ne furent sans doute pas tous des monnaies ; il faut faire aussi la même observation sur quelques pièces qui ont paru sous les Constantin, et qui sont d'un diamètre plus grand que les Deniers. Ces pièces sont fort minces.
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265. Cuivre. Les premières monnaies â^js Romains furent de cuivre. Vj^s, unité mctflétàîre primitive, et qui était aussi l'unité-poids, se trouva d'une pe^ sauteur et d'un vdlume' considérables comme monnaie. On frappa des pièces* non-seulement tïe 1» va-* leur de Yj^s , mais tnénie de pluÂeurs i^# , comme on l'a TU précédemment ( 1 76 et a63);^ I^ volume deces pièces est tel , leur disTmètre est si grund y qu'eltes paraissent plutôt destinées à servir de poids que de monnaie. Quelques-unes ont la' forme d'un carré long. VJs fut successivement ^uit de poAds et conséquemment de diamètre , sans changer de valeur légale (365). Ces réductions ont produit pli^sieurs séries de V^s, ses multiples et ses parties de poids et conséquemment de diamètres succesmr^ement plus petits. On trouvera de nouveaux détails sur ces^pièces à la nomenciatui^ dfts monnaies Romaines.
Vers les derniers temps de la République, 'et au commencement de rEmpire, la monnaie iRo^aine de cuivre fut réglée en pièces de trois grandeurs i* sauf quelques exceptions pour des pièces peu nombreuses , qui sont de diamètres intermédiaires , et parmi lesquelles se trouvent \es jspintriennes , attribuées au règne de Tibère (91). On désigne ces trois grandeurs par les noms de Granà4>ronze ^ Moyens bronze^ Petit-bronze (i85). Ce système dura jusqu'à Gallien ; alors ces modules tommëncèrent à être reàpectivement réduits. Plus tard, les divers modules se confondirent davantage (encore , et tellement qu'il est difficile quelquefois de déterminer à laquelle des trois séries certaipes pièces doivent être affectées. Dans
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le Bas^JEmpirei lesr monnaies de bronase offrent encore une plus grande confusion de -modules, ainsi que de poids.
Sous les. 'Empereurs, et depuis Hadrien seulement on frappa à Rome un assez grand nombre de pièces de cûivi» de diamètre plus considérable que celui de la monnaie de la première -grandeur on Grande pronze. Ces pièces sont communément nommées , suivant l'usAge.prdinairç, MédaiUons Latins de bronze. Plusieurs de pesil/e^7/oi3j sont d'un beau travail, et aussi recommaadables par leurs sujets et leur rai^eté f que par leur dimension. Il est plus que probtible que 'la. plupart' de ces grandes pièces n'étaient pas dès monnaies , comme nfous Tavons dit plusieurs fois, et comme le proitrent les détafls qui ont été donnés à ce sujat <}ans le Chapitré Y ^85 et sùiv.). Plus tard, et à partir de Constantin , furent frappées des pièces d'un grand diamètre et de peu d'épaisseur^ auxquelles on a donné le nom de Médaillons Corttor* niâtes. Il a été question , dans le même Chapitre (89), de ces pièces, qui n'étaiient certainement pas des mon* naies. : '
. .^84. «Plusîeui» auteur^ ont adopté un mode d'indication 'dû diamètre des pièces, au moyen duquel ce die^nètre se •tr6u¥e assez précisément désigné. C'est une échelle de cercles concentriques trèsr<âpprocbés^ depuis le plus petit diamètre jusqu'au plus grand, qui se rencontre dans les pièces antiques. Chacun de ces cerdeiï porte un> numéro indicateiir 4u module quil dèdgne, et ce numéro e^jt rappelé dans les descriptions des pièces. Cette
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méthode, quoique utile, a cependant deux inconyéniens qui Fcinipèchent d'être générale çt la rendent inexacte. D'abord, chaque auteur adopte un modèle différent pour cette échelle. En second lieu , les auteurs , après avoir indiqué les numéros des diamètres sur l'échelle qui leur a servi de b^e, font frayer cette même échelle scu* le cuivre qui sert à tirer les épreuves destinées à leurs ouvrages. Le reti'^it plus ou moins grand que &it le papier ^n séchant, réduit d'autant les divers cercles del'échelle, et ceux-ci ne se trouvent plus alors de la m^me grandeur que ceux tracés sur le cuivre et qui ont servi de base à l'indica* tien des numéros désignant les modules des pièces. Cette échelle de cercles concentriques pourrait devenir générale et de toute exactitude, ^n la hasaM toujours sur l'une des mesures de lojigueur conclues. On pourrait adopter pour cela la mesure métrique française, et tracer les cercles de millimètre en millimètre . Par ce qioyen, l'échelle pourrait toujours être vérifiée. Mais il faudrait pov cela que les Ncfmisma^ tistes des diverses contrées fussent d'accôrd^^et quoi- ' que ce point ne soit pas bien importaut, les amours-' propres nationaux s'opposeront peut-être long-temps» à uue telle coavetition. Si cependant des mesure^ méritent d'être généralement adoptées , ce sont les nôtres, puisqu'elles ont été établies sur des bases prises dans la nature elle-mêtqe , et d'après des calculs dressés par des savans.de diverses nations, réunis pour cette, opération importante.
!|o6 ÊLÉHXN^ GHAPITBE XI.
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