‹ Manuel de numismatique ancienneChapitre 42 sur 98 · oQ · texte numérisé non relu

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Lorsque les lettres isolées n'indiquent pas des

mSGRIPTIONS DES HONKAlKS AJNTIQUEfi. 2 1 J

nen^iSies , mais sont des a}H*éviatidKi6 dont.les explications sont elaires et positives, on doit adm'etbe ces explications. Mais toutes les interprétations qui ne portent pas le caractère de la certitude doiveaat être- écartées 5 daHs une matière où iiou^ at&ns si peu de clartés pour nous guider.

agg. Si nous passons aux monnaies Rdm^ne^ , nous voyons qu'il se trouve aussi de ces lettres isolées sur les monnaies Consulaires; elles disparaissent presque entièrement sous les premiers Empereurs* On les retrouve à l'époque des deux Philippe et elles sont firéquentes dans le Bas-Empire. Ces lettres sur les monnaies Romaines n^indiquent pas d'époques , et leur interprétation est plus difficile encore que pour les monnaies des Peuples, Villes etEois.

3oo. Monogrammes. Les monogrammes sont des caractères formés de la réunion de deux ou plusieurs lettres. Les observations qui viennent d'être faîtes sur les lettres isolées s'appliquent aussi aux moiiogrammes. Quelquefois, dans les médailles Grecques, ils indiquent les noms des Peuples , Villes ou Rois qui ont fait frapper les pièces, et alds il&«<9Pnt l'inscription principale. Ce mode n'est pas comntun ; on en a fait mention au commencement de ce Chapitre (a86), comme ayant rapport à 1^ nature même des inscriptions. Mais ordinairement les' mcmogran^es sont accessoires, et ils sont placés dans le champ irrégulièrement. On en voil un très-grand nombre sur les monnaies Grecques. Il s'en- trouve quelque^ fois plus d'un sur lammie piète. Fréquemment ils indiquent des noms de Villes sur les monnaies des Rois.

Sll8 ÉLÉHENS, CHAPITRE XI.

Les monnaies {lomaines en porteHt très-rarement.

L'interpiiétation des monogramines offire plus de difficultés encore que celle des lettres isolées , et les explioatiouÀ de ces signes ne doivent être accueillies que lorsqu'elles sont évidentes. Quelques auteurs se sont efforcés vainement d'interpr/éter tous ces signes, dont quelques-uns , saps doute, peuvent être expliquésy mais dont la plupart se rapportent à des circonstances . sujr lesquelles nous ne pouvons avoir aucune notion. On a réuni dans quelques ouvrages des séries de monogr^immes. La plus nombreuse série est celle qu'a donnée M. Mionnet (') ; elle s'élève * à environ deux mille.

Soi, Langues. Les langues qui se .trouvent employées dans, tout le système numismatique des anciens^ sont Jies sut v^kpte^ :

Grecqve . ■

Latioe.

Gellibérienne.

OsQue.

Samiiite.

Etrusque.

Phénicieime. •

At Ph^nicie.

de Gilicie.

de Sicile.

de Macédoine.

d« Syrie.

de ^rse.

de Carthage ou Punique.

d^£spagne.' .

Hébraïque.

Samaritaine.

Saisanide.

Persane.

Incertaines.

Barbares.

5o!2. La langue Grecque, celle des inventeurs du

(') De^ription de ntédaîUes antiques Grecques et Romaines, etc.-, PI. I à XV. — Idem^ Supplément, planches.

INSCRIPTIONS DES HONNAIES ANTIQUES. 2ig

monnayage, fut exnplqyé« s«r les monnaie» de tous }e$ peuples Grecs, et se trouva successivemcoit introduire de proche en proche par la civilisation ^ le commerce, ou les conquêtes. Ainsi, non-seulement les monnaies de la Grèce proprement dite, «les îles voisines, de h Grande-Grèce et de la Sidle^mms celles des contrées limitrophes eurent des légendes Grecques à mesure que le monnayage s'y introdui-* sit. Plus tard , les conquêtes d'Alexandre portèrent cette langue dans toutes les parties de l'Asie dont il s'empara , et en Egypte. Nous ignorons jusqu'à quel point le Grec fut parlé dans ces diverses contrées ; mais il est positif qu'il fut adopté»poar les inscriptions des monumens et des monnaies dans Içs contrées voisines de la Grèce , dans presque toute l'Asie connue des Grecs, jusque dans la Baetriane -et sur la cote septentrionale et civilisée de l'AfâqneL I^es peuples vainqueurs ont souvent cherché à impeser leur langage aux contrées soumises t si la hmgue Grecque s'introduisit chez toutes les nations civilisées, ce fut plus encore par Iç commerce et par le génie de ceux qui la parlaient que par les conquêtes. La presque totalité des médâflles des Pctipies, Villes et Rois portent donc des légendçS Gcecques. La connaissance de cette langue doit guider les savans dans la plupart des recherches relatives à la Numismatique des divers Peuples anciens. Les dialecte^ Grecs doivent aussi leur -être connus, car l'orthogrâphe et les désinences des mots servent souvent de guides dans les attributions des monnaies, .quaùt aux. temps et aux lieux de fabrication.

:2ao ÉLÉMENS, GIUI^ITRË XL

5o5. La tangue Latine servît pour ks légendes des monnaies Romaines, dès leur origine^ et fut constamment employée depuis pour ces monnaies , jusqu'à la chute de FEmpire d'Orient , sauf quelques exceptioas dans les bas- temps, où kt langue Grecque fut adoptée. Les Romaips ne manquèrent pas de chercher à introduire leur langue dans Cous les pays dont 'ils #rent la conquête. Leurs Cdionies, peuplées en grande partie de Romains , conservèrent le langage de la mèr»*palirie, et les monnaies frappées dans ces Villes ont presque toutes des l^endes Latines. Toutes les monnaies de c<^n Romain , qui fu* rent fç^ppées hors de Rome , soit à Teffîgie d'Empereurs maîtres de la capitale de l'Empire , soit à celle de leurs parens ou à celle enfin des personnages qui s'emparaient dé l'autorité^ portent toutes leurs lé* gendçs en Latin.

Sq4. La langue Geltibérienne est employée sur les monnaies d'Espagne. On en connaît imparfaitement Talphàbet sa|is rien savoir de la langue elle-

5o5. Les langues Osque, Samnite, Etnisque, furent eivployées sur les monnaies des peuples d'Italie qui portent ces noms. Nous en connaissons les alphabets, mais^non pas les langues dle&-mémes. On retrouve d$>nc sei^lement dans, les inscriptions écrites dans ces laides les noms propres dés Villes , et l'on donne desînt^prétations phis ou moins probables de quelques autres mots.

3otj6. La langue Phénicienne fut fort répandue, et Ton trouve, comme on vient de le voir, des légen-

INSGRIPT10II& DES MONNkl^ ANflQUES. dll

des en caractères Phéniciens sur ' les monnaie^ 4e plusieurs contrées; Les explications qài ont été données de ces caractéces nous conduisent à reconnaître les noms des villes, mais rien au-delà, et ces explications ne sont pas entièpement salisftûsantes.

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