ÉLÉMENS, CHAPITRE XIV
improbable qu'un des motifs qui firent adopter ce peu d'épaisseur des pionnaies fut l'idée de rendre impossible la &bricati6n des pièces fourrées. Od trouve cependant quelquies monnaies fourrées du Bas-Empire en or:
La grande quantité qui existe des monnaies d'argent RomBines /burrées, Consulaires et du Haut-Empire a soi|vent fait penser que ces fabrications avaient pu étr^ ordonnées par ceux qui tenaient le pouvoir. La perfection du travail, ly^ conformité des coins avec ceux des bonnes inpnnaies pourraient le £ûre croire aussi. Mais quand on pense qu'il se trouve de ces monnaies ajxx types de quelques Empereurs de la plus éminente vertu , on doit abandonner cette idée, au moins comme principe admis de Gouvernement. Les pièces de ' cuivi'e fourrées sont fort rares, et l'on ne conçoit pas en effet comment il pouvait convenir d'en fabriquer.
55 1. Quelques collecteurs de monnaies antiques préfèrent placer dans leurs suites des \iikix& fourrées y <omme étant d'une antiquité incontestable. Ces pièces sont sans doute fort curieuses à réunir dans les collections ; mais elles ne doivent y être considérées que co\S!iXû!à fausses monnaies de l'époque et ne peuvent tenir lieu des monnaies authentiques. Ces monumens. étant principalement à considérer sous le point de vue de l'instruction, on courrait risque d'accueillir des erreurs, en basant ses conjectures sur une grande quantité de pièces fausses, quoique des temps anciens; car beaucoup d'entre (elles offrent des fautes de légendes que nous avons
déjà signalées. Au reste, le goût que quelques collecteurs ont pour les pièces antiquesybtt/r^^^ a donné aux faussaires modernes l'idée d'imiter ces pièces, comme nous le verrons dans le Chapitre suivant. Les monnaies Êiiisses antiques se trouvent donc falsifiées de nos jours, et il faut, pour reconnaître leur authenticité, la même habitude et les mêmes connaissances que pour juger de celle de toutes les autres monnaies et médailles antiques.