VIII. STAPHTLOMES de la CORNÉE
On distingue les staphylômes de la cornée en staphylôme pellucide et en staphylôme opaque..
§ 1. — Staphylôme pellucide.
Il est caractérisé par une convexité exagérée de la cornée ; cette membrane prend la forme d'un cône dont le sommet répond à peu
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prêt à ion centre ; U cornée a eonsenré touta sa transparence ; ( quefois on trouve au sommet du cône una petite ulcération ou petite tache opaline déterminée probablement par le frottement paupières ou le contact de Tsir.
Cette affection se développe sans cause connue ; elle présente symptômes suivants : déformation de la ccfimée, af^randissement chambre antérieure, myopie en rapport avec la déformation ; î vient quelquefois du nystagmus et du strabiame, les msladei U des efforts pour recevoir les rayons lumineux sur les parties hit^ du cône.
Le staphylôme pellucide fait des progrès trèa lents ; il peut i très longtemps stationnaire ; tant qu'il peut être recouvert par les pières« il ne détermine qu'un trouble de la vision qui peut être ee par des verres très concaves ; dans le cas contraire, il peut sur une inflammation et une perforation de la cornée. , On a conseillé contre cette affection la cautériaation avae Ym d'argent, la compression, la ponction de la coroée, la oompra uaie à la ponction.
S 2. — St0phyl6me opaqvke*
. Le staphylôme opaque s'observe à la suite d'ophthalmie pumle scrofuleuse, variolique, etc. Il peut être sphérique ou ecmi^ il est générai ou parlieL Dans le staphylôme ff^néral , h cm forme une tumeur blanchâtre, lisse, d'un blano rosé, recouv de vaisseaux plus ou moins volumineux, quelquefois de petites pla( noires ; lorsqu'il offre la forme conique son sommet présente une pt plaque transparente. Irritée par le frottement des paupières, la ton a'enifUmme, s'ulcère ; une certaine quantité d'humeur aqueuse sort l'ouverture ; la saillie s'efface, l*uleération se cicatrise et la tumeo reproduit de nouveau jusqu'à ce qu'enfin arrive la fonte purulente l'œil. Dans cette affection, l'iris est soudé à la cornée ; la chambre aj rieure est effacée, la chambre postérieure est considérablement élarj ' Dans le staphylôme partiel^ une portion de l'iris seulement estad rente à la cornée ; la pupille est déformée, et à travers la portioo cornée restée saine, on voit l'iris ou une partie de l'iris intacte. Le i phylôme devient avec le temps le plus souvent général.
Le pronostic de cette affection est grave, tant à cause de la pf plus ou moins complète de la vue que des altérations qui peuvent si venir consécutivement par le contact de la tumeur avec l'air extérie
Traitement. ~ On a conseillé la compression, la cautérisatio mais l'opération à laquelle on est le plus souvent obligé d'avoir reeo est l'ablation de toute la tumeur à l'aide de l'instrument trancha On attend alors qu'il se forme une cicatrice, et l'œil se trouve réd à un moignon sur lequel on peut appliquer un œil artificiel.
Lorsque le staphylôme est partiel, il est quelquefois possible de pi U<iuor l'opération do la pupille artificielle.
AFFUnOlfS DE LA SCLÉRÛTIÛUE. 54S
Art. TIZI. — AffiMliona de la leléroUqve.
IMIXAMMATION DE LA SCLÉROTIQUE. — SCLÉROTITE ET STAPBTLOMBS Dl LA 8CLÉR0TIQUE.
M. Piltz décrit deux formes de sclérotite (1), Tune avec exsudation interstitielle et non interstitielle , l'autre avec exsudation parench/t mateuse.
Dans la première forme la maladie débute au voisinage de la cornâe^ et Ton trouve sur la sclérotique, dans les points qui correspondent à Tin* tervallè des muscles.de l'œil, une espèce de relâchement du tissu scléro* tical, qui devient rosé et se trouve recouvert par un gonflement cedéma* teuxde la conjonctive; il existe une véritable tumeur qui peut acquérir le volume d'une noisette, et même d'une noix ; souvent ces tumeurs sont multiples, mais restent toujours séparées. Arrivées à ce point, elles peur ftni diminuer de volume, disparaître môme et laisser à leur place une petite excavation noirâtre ; d'autres fois elles s'accompagnent de l'infiltration de la cornée et simulent "un staphyldme de la cornée. M. Piltz tègarde Tinflltrâtion comme de nature gélatineuse.
Cette afinBctIon peut s'observer consécutivement à une affection de Firis, de la choroïde ; alors, outre les symptômes que nous venons d'inr di(ttier, on trouve une altération de l'iris, une déformation de te pupille.
Dans la seconde forme, M. Piltz place les altérations et les dégéné? rescences de la sclérotique, les transformations graisseuses et les ra^ Aollissements ; dans les points malades, la sclérotique prend unf coloration grisâtre, brune, d'un blanc jaunâtre. Il existerait, d'après l'auteur que nous venons de citer, une forme primitive dans laquelle on ne trouve pas d'altération de l'iris ou de la choroïde ; à la sclérotite secondaire appartiendrait la maladie décrite sous le nom de phleg-^ mon de VcbH.
Si l'on examine les descriptions de la sclérotite données par lef auteurs, on voit que l'inflammation de la sclérotique diflëre essentiellement de la maladie décrite par M. Piltz. La première forme de l'auteur allemand paratt se rapporter à une espèce de staphyldme de la soléro* tique. Nous disons une certaine forme, car le staphyldme de la scl^ro^ tique disparaît rarement seul. Quelquefois par la cautérisation avec l'asotate d'argent, par des ponctions répétées, on peut arriver à Iin0 amélioration ; le plus souvent , on est contraint de faire la section du staphyldme.
Houe ne savons à quelle affection l'on peut rapporter la secondé est^ôè primitive de M. Piltz; sa forme secondaire appartient, comme nous l'avons dit| k l'ophthalmite.
Mais nous ne trouvens pas, dans le mémoire que notts avons COA^
(4) AHhiHê i'tphthalmokfiêf 1. 1, p. 118.
544 PÀTIOLOGIE CmiCMlCALB.
solté, eette rariété décrite par les auteurs sous le nom de scléroUU^ à'ophlhaimie rhumatitmale , caractérisée par une {Liqectkm des mh •eaux de la sclérotique autour de la cornée. Cette iigection représeote «ne looe de 5 millimètres à I centimètre, en rapport avec l'intensité de la maladie. C'est à cette injection qu'on a donné le nom de cercb arthriUque,
Comme on le Toit, 0 y a encore une grande confusion dans l'histoire des maladies de la sclérotique ; c'est une partie des maladies des yenx qui a besoin d'être étudiée, et jusqu'à présent, malgré les descriptions minutieuses des auteurs, qui ont cherché à la décrire comme une miladie distincte, nous pensons que l'inflammation de la sclérotique est le plus souvent, sinon toujours, consécutive à une affection des antrei parties constituantes de l'œil.
Avt. IZ. ^ AffeetioBS de la ehamhre anténeore.
S 1. — InflammaUon de la membrane de Vhwneur aqueuse; aquocapsulUe,
n est difficile de comprendre l'inflammation isolée de la membrue de l'humeur aqueuse : dans la plupart des cas, cette affection est h conséquence d'une iritis ou d'une kératite profonde ; elle est , dit-oo, quelquefois accompagnée de l'inflammation de la capsule cristalline. Quoi qu'il en soit, on lui a assigné les symptômes suivants : la cornée i conservé son aspect normal sur sa face antérieure, ce que l'on constate en regardant cette membrane obliquement. Si, au contraire, on la regarde de face, elle parait obscurcie, nébuleuse; ce nuage est semé de points blancs qui disparaissent et se reproduisent avec rapidité ; le globe de l'œil paraît plus volumineux, et la chambre antérieure semble di^ tendue. L'iris contracte souvent des adhérences soit avec la cornée, soit avec la capsule cristalline. Les troubles fonctionnels sont en rapport avec l'intensité de la maladie ; il y a de la photophobie, du lamloi^ ment, un sentiment de plénitude et de distension dans l'œil, de ladooleur. £lle a, en général, une marche chronique.
Le traitement conseillé contre cette affection est le même que celD qui est appliqué à toutes les inflammations des parties constituante! de l'œil : anUphlogistiques , purgatifs , vésicatoires , séton , ongneat napolitain, etc. Wardrop a conseillé la ponction de la cornée.
§ S — Épanchement de sang dans la chambre antérieure; hyp(M^
L'épanchement de sang dans la chambre antérieure de l'œil «* quelquefois spontané, il survient à la suite d'ophthalmies violentes; il peut être symptomatique d'un cancer de l'œil ; enfin U est la conséquence d'une contusion de l'œil , d'une blessure de l'iris accidentelle on produite par une opération pratiquée dans l'intérieur de l'œil-
La résolution est la terminaison la plus fréquente de rhypoh霻» mais souvent elle est incomplète, une portion du coagulum reste dia»