AFFECTIONS DE LA CHAMBRE ANTÉRIEURE
la chambre antérieure, et quelquefois une inflammation est la conséquence de la présence de ce corps étranger.
Les résolutifs seront conseillés : si Tépanchement était considérable et si l'inflammation était à craindre, on ferait une petite incision à la cornée vers la partie la plus déclive ; la partie la plus liquide du san^ sortirait par cette ouverture, et ses caillots seraient extraits avec une petite pince.
§ 3. — Épanchement de pus dans la chambre antérieure; hypopyon.
Cette affection est consécutive à une inflammation d'une des parties constituantes de Tœil, de la membrane de l'humeur aqueuse, des procès ciliaires, de l'iris, de la cornée ; le pus épanché est , dans ce dernier cas, le résultat de l'ouverture d'un abcès dans la chambre antérieure.
On reconnaît l'hypopyon à une tache jaune parfaitement limitée, située à la partie inférieure de la cornée, et pouvant changer de place et de niveau quand le malade remue la tête, phénomène qui ne se présente pas lorsque l'on a affaire à un abcès de la cornée ou de l'iris, ou quand le pus est concret. Si le pus ne s'élève pas jusqu'au niveau de la pupille, il n'y a pas de trouble de la vision; mais celle-ci peut être àbohe lorsque l'épanchement est considérable. Outre ces symptômes, on observe tous ceux qui caractérisent les affections dont l'hypopyon est la conséquence.
L'hypopyon se termine le plus souvent par résolution ; aussi, après avoir appliqué la médication indiquée contre les maladies qui ont produit l'hypopyon, devra-t-on conseiller les résolutifs, les purgatifs, les mercuriaux, les émissions sanguines au besoin. M. Lange, de Kœnigsberg, a préconisé l'infusion de sénéga uni à l'iodure de potassium. Dans des cas tout à fait exceptionnels, alors que la vue est perdue, que l'hypopyon cause des douleurs très vives, on aura recours à la ponction ou à la section de la cornée; il faut se rappeler que la lésion de celte membrane déjà malade peut amener sa destruction et la perte de l'œil; de plus, que la ponction estjle plus souvent insuffisante, car le pus épais, concret, ne peut s'échapper par une ouverture trop petite.
Nous mentionnerons encore le procédé de M. Àdelmann (1); ce chirurgien pratique à la cornée une ponction ; il introduit par cette ouverture un petit tube auquel il adapte une seringue avec laquelle il cherche à aspirer le pus. Cette méthode n'a encore été appliquée qu'à un très petit nombre de cas ; et si l'on considère d'une part la gravité des incisions delà cornée, d'autre part la consistance du pus, car la résorption doit être espérée quand le pus est liquide , nous croyons pouvoir dire à priori que la succion n'est pas appelée à répondre aux espérances de son inventeur.
(1) De la succion de l'hypopyon t dans les Archives d'ophthahnoloffie, t. I* p. 98.
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On décrit encore on certain nombre d'affections de la chambre antè rieure sur lesquelles nous ne nous arrêterons pas : tels sont, par exempie, ces corps étrangers provenant de débris de cristallin (voy. Calarûcle), les déformations de la chambre antérieure (voy. Affections à rkU), etc.
Art. Z. — AffeeUons de Pîris.