‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 151 sur 188 · AFF£GTI0N9 DE L'IBIS · texte numérisé non relu

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les indiquer sommairement, renvoyant aux traités de médecine opératoire et de maladies des yeux.

A. iridotomie ou incision de l'iris, — £Ue constitue la plus ancienne méthode de la pupille artificielle : c'est à Gheselden que revient l'honneur de l'avoir le premier mise en pratique. C'est en 1728, sur un enfant de quatorze ans, que la pupille artiflcielle fut pour la première fois pratiquée.

Les procédés de l'iridotomie peuvent être divisés en deux grands genres : dans l'un on fait à l'iris une incision simple, dans l'autre une incision composée ; ils sont eux-mêmes divisés en d'autres procédés, selon que l'on fait pénétrer l'instrument par la sclérotique ou par la cornée.

La section de l'iris, soit simple, soit composée, échoue souvent, car l'incision se referme presque toujours ; cet inconvénient a été si bien senti, qu'Adams place un fragment du cristallin entre les lambeaux. Un autre accident que l'on rencontre à la suite de l'iridotomie est la cataracte consécutive à la blessure du cristallin et de sa capsule. M. Desmarres pense que l'iridectomie doit lui être préférée, excepté dans les cas où il y a persistance de la membrane pupillaire, et dans ceux où la pupille est bouchée par des fausses membranes peu épaisses. Dans tous les cas l'incision composée est préférable à l'incision simple.

B. Iridectonùe ou excision de l'iris. — Guérin, de Lyon , Reichenbach, Janin, paraissent avoir entrevu la possibilité d'exciser l'iris pour rétablir la vision. Mais les deux premiers ont laissé leur idée à l'état de projet, et Janin, qui a réellement pratiqué cette opération, n'en a pas apprécié les avantages. C'est Wenzel qui le premier en a posé les règles.

Cette opération peut être pratiquée par scléroticotomie et kératoiomie. Chacun de ces procédés en renferme aussi un assez grand nombre, selon que l'iris est excisé surplace ou qu'il est attiré au dehors.

L'iridectomie a un avantage incontestable sur l'iridotomie ; elle met, lorsque l'excision est un peu considérable, à l'abri de l'occlusion de la pupille ; on peut lui reprocher d'exiger une plaie de la cornée, par conséquent de diminuer la transparence de cette membrane, mais il est toujours possible d'inciser la cornée dans un point éloigné de l'ouverture que l'on veut pratiquer à l'iris. Cette opération est très délicate : elle exige un opérateur habile, des aides intelligents, une grande docilité du malade. Quant au procédé auquel on donnera la préférence, nous pensons que celui de Béer (kératotomie, ins cUtiré au dehors), bien que tiraillant l'iris, est celui qui doit être choisi ; il est d'ailleurs applicable à un bien plus grand nombre de cas que le procédé de Wenzel {kératotomie, iris excisé sur place), que Ton devra d'ailleurs préférer lorsque l'oblitération de la pupille sera compliquée de la cataracte. Dans ce cas, on pratiquera l'opération de la cataracte séance tenante.

G. Iridiodctlysie ou décollement de Viris, — Depuis longtemps, les

eliinirflenB avaient été frappés de la facilité ftTM laquelle se décofli la grande circonférence de Tiris, mais ils STaieiit considéré ce ta comme un accident, sans cherchera l'utiliser comme méthode opéfitoire. Cette opération a été faite surtout par Scarpa, qui en t cii considéré comme l'inventeur, malgré les réclamations d'ÀssaliaielA Buxii, qui paraissent l'avoir pratiquée l'un en 1787, l'autre «ilTtt.

Elle compte un grand nombre de procédés, selon que l'on péoètii dans le globe oculaire par la sclérotique ou la cornée, que l'on ftita simple décollement ou qu'on fixe une portion de l'iris entre les lèns de la plaie coméenne, ou qu'on excise une portion de Tiris ameaéB dehors.

L'adhérence de l'iris au ligament ciliaire ne permet pas toujotnà décoller cette membrane qui se laisse déchirer au lieu de se détscber; la rupture des vaisseaux ciliaires donne toujours lieu à un épancbeaieri de sang plus ou moins considérable ; enfin, l'éloignement de la pvpill artificielle du siège de la pupille normale sont autant de circoniuiM défavorables; l'iridotomie et l'iridectomie seront donc préféréei M décollement de l'iris ; cependant cette opération offre des resiovcd réelles dans le cas où l'iris est adhérent à la cornée dans une gruÉ étendue.

D. Corectopie ou déplacement de la pupille normale, — Ce* méthode a pour but d'entraîner et de fixer une portion du bord po^ laire entre les lèvres d'une plaie delà cornée ou de la sclérotique;! l'aide de cette méthode on ne fait pas une nouvelle pupUle^ on se boni à agrandir ou à déplacer In pupille naturelle.

8i cette méthode a l'avantage de ne pas blesser l'iris, elle a riocM* vénient de rapprocher les bords de la pupille et de la rétrécir daM tt sens pendant qu'elle est allongée dans Tautre.

Art. XZ. — Affeetions de l*appareîl erictalliiùeB.

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