‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 167 sur 188 · IV. Propulsion, chute, luxation de l'aeil · texte numérisé non relu

IV. Propulsion, chute, luxation de l'aeil

Les auteurs contiennent un assez grand nombre d'observalioBS d'yeux déplacés spontanément ou par une cause traumatique, pendants sur la joue et replacés avec succès à l'aide de la main, de certains topiques , voire d'une ventouse appliquée à l'occiput ! Nous ne nous arrêterons pas à discuter ces faits et à démontrer ce qu'ils ont d'eugéré. M. Velpeau pense que le déplacement spontané appartient â une variété de strabisme.

On conçoit qu'à la suite du développement d'une tumeur dans l'orbite, l'œil puisse être déplacé. Dans ces cas, le nerf optique, les muscles de l'œil s'allongent ; mais que l'œil puisse, par suite d'une violence extérieure, pendre sur la joue sans lésion du nerf optique ou de la plupart des muscles., cela nous paraît inadmissiÛe; aussi, dans pareil cas, convient-il d'achever la séparation de l'œil e( de l'enlever sur-le-champ . Si cependant le déplacement n'était pas considérable, si le nerf optique n'était pas trop distendu, si les parties molles n'étaient pas trop profondément altérées, quoique le nerf optique ftlt brisé, on remettrait î'œil en place : on pourrait, dans k premier cas, conserver la vue au malade ; dans le second, conserver un moignon sur lequel on appliquerait un œil artiAciel.

Le traitement antiphlogistique le plus énergique combattrait le développement d'accidents inflammatoires. On maintiendrait le globe de l'œil à l'aide d'un bandage convenable. Boyer conseille de soustraire les deux yeux à l'action de la lumière, afln de prévenir leurs mcwvements..

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