Arch. gén. de médecine, septembre
MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
clusion, que la plupart des pleurésies dites essentielles doivent être des pleurésies tuberculeuses.
Passons maintenant aux arguments tirés de la bactériologie : La recherche du bacille tuberculeux dans le liquide pleural et les essais de cultures faites avec ce liquide sont restés infructueux, mais l’inoculation de la sérosité pleurétique dans le péritoine des cobayes a donné des résultats intéressants1.
M. Netter 2 a pu déterminer la tuberculose expérimentale chez des cobayes, dans la proportion de 60 pour L00, enleur injectant du liquide pleural séro-fibrineux d’origine manifestement tuberculeuse, et dans la proportion de 40 pour 100, en leur inj ectan t du liquide pleural séro-fibrineux provenant de pleurésies dites essentielles et supposées tuberculeuses.
Les injections de tuberculine ont également fourni un appoint en faveur de la nature tuberculeuse d’un grand nombre de pleurésies séro-fibrineuses. Nous voyons d’après le compte rendu officiel des cliniques en Prusse, que les malades atteints de pleurésies, simples en apparence, sont plus sensibles aux injections de tuberculine que les gens qui ne sont que suspectés de tuberculose, et bon nombre de ces pleurétiques sont aussi sensibles que les gens franchement tuberculeux. Ajoutons que la tuberculine a pu être extraite de certains épanchements pleurétiques 3.
Maintenant, que nous enseigne la clinique ? Elle nous enseigne que les gens ayant été atteints de pleurésies dites a frigore, peuvent être rangés en plusieurs catégories : les uns, guéris de leur pleurésie, sont atteints, quelques semaines, quelques mois ou quelques années plus tard, de manifestations diverses de la tuberculose pulmonaire, péritonéale, méningée; il est évident que chez les malades de cette catégorie, la pleurésie n’avait été qu’une localisation plus ou moins locale, plus ou moins précoce de l’infection tuberculeuse.