Netter. Refus d'hygiène, 1SS9, p
MALADIES DE LA PLÈVRE
niques et étant en pleine santé, prend une pleurésie qui parait franche et légitime, et cette pleurésie est purulente. Ici, comme pour tant d’autres cas, on invoque l’auto-infection.
Le traitement des pleurésies purulentes me paraît pouvoir être résumé en quelques mots.
La ponction aspiratrice pratiquée seule, sans le secours de lavages antiseptiques, peut amener la guérison de la pleurésie purulente, surtout chez les enfants ; depuis mes premiers travaux sur ce sujet, de nombreuses observations ont été publiées. La simple ponction réussit surtout dans le cas de pleurésie métapneumonique, et dans le cas de pleurésie pyohémique, alors que la culture et l’inoculation du liquide montrent son faible degré de virulence. L’aiguille n° 2, bonne pour la pleurésie simple, serait trop fine dans le cas actuel; elle s’oblitère facilement : il faut employer l’aiguille n° 3 ou n° 4. Nous avons observé avec M. Potain deux cas de pleurésies purulentes, non pneumoniques, développées chez l’adulte, durant depuis longtemps, et qui ont été complètement guéries, la première par six ponctions, la seconde par quatre ponctions.
Toutefois ces faits sont exceptionnels; à part les cas spéciaux qui ont été signalés au courant de cet article, il ne faut pas perdre un temps précieux à pratiquer des ponctions ou à injecter des liquides antiseptiques dans la plèvre, ce sont des demi-moyens. Quand la pleurésie purulente est franchement virulente, quand la fièvre est vive, à plus forte raison quand il y a des symptômes de putridité ou de septicémie, il faut agir sans attendre, il faut pratiquer l’opération de l’empyème.
La pleurotomie, telle qu'on la pratique actuellement par la méthode antiseptique, donne de si beaux résultats qu’elle doit être considérée comme le traitement le plus : habituel et rationnel de l’empyème. La résection des I côtes, dite opération d’Estlander, est, suivant le cas, associée à la pleurotomie.
DIEULAFOï, PATHOL. T. 1.
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
§ i. PLEURÉSIE INTERLOBAIRE. — DIAPHRAGMATIQUE.