Clin, méd., I, p
2. Mauriac. De la mort subite dans l’insuffisance des valvules sigmoïdes de l'aorte. Tli. de Paris, 1800.
MALADIES DE L’ENDOCARDE.
presque toujours alors elles atteignent à la fois les valvules du cœur gauche et celles du cœur droit. Duroziez1 cependant soutient qu’elles sont moins exceptionnelles qu’on ne le croit généralement. Les lésions scléreuses et athéromateuses de l’endocardite chronique frappent peu le cœur droit. En revanche, Y insuffisance tricuspide est souvent le résultat d’une cause mécanique, la dilatation du ventricule droit. Sous l’influence d’une pression sanguine exagérée, qui a son origine dans les maladies chroniques des poumons (emphysème, asthme, catarrhe chronique)* ou dans les lésions du cœur gauche (lésions mitrales), le ventricule droit, peu résistant, se laisse distendre. 11 se distend encore sous l’influence d’une dystrophie de ses fibres musculaires, avec ou sans adhérences du péricarde et de la plèvre, et, dans sa distension, il entraîne avec lui la zone d’insertion de la valvule tricuspide, qui devient insuffisante 5. D’autres auteurs, (Potain et Rendu4) admettent au contraire que cette insuffisance est due à l’augmentation de capacité du ventricule droit. Les piliers du ventricule sont déviés dans leur direction ; les cordages tendineux qui leur font suite n’ont plus la longueur sutfisante pour permettre l’occlusion des valves qu’ils sous-lendent et l’ insuffisance fonctionnelle est créée. Quant à la dilatation de l’anneau fibreux proprement dit., c’est un fait exceptionnel.
Le spasme réflexe des vaisseaux pulmonaires (Potain et Franck), qui aurait pour origine les affections gastrohépatiques, entraîne comme conséquence la dilatation du ventricule droit et l’insuffisance fonctionnelle de la tricuspide. Enfin, les myocardites aiguës (fièvres graves, dothiénentérie) et chroniques, les dégénérescences car-
1. Duroziez. De la fréquence de la lésion aiguë ou chronique de la tricuspide. Bull, de la Soc. méd. de Paris, 1881.
2. Gouraud. De l’influence pathogn. des mal. pulm. sur le cœur droit. Thèse de Paris, 1865.