lluchard. Mal. du cœur, 1SS
MALADIES DU MYOCARDE.
sang à l’intérieur du sac n’est pas assez complète pour amener la formation de caillots stratifiés. Cependant on a cité quelques cas dans lesquels la cavité anévrysmale était remplie de caillots de cette espèce1 2. La paroi qui la limite s’infiltre parfois de sels calcaires.
La symptomatologie de ces anévrysmes n’existe pour ainsi dire pas : tantôt c’est une surprise d’autopsie, tantôt le malade meurt en asystolie, plus souvent il succombe à une rupture du cœur. Cependant on a signalé l’existence d’un bruit de souffle diastolique siégeant à la pointe du cœur et indépendant de toute insuffisance aortique3; on a signalé également un bruit de claquement diastolique siégeant à la partie moyenne du cœur et différant du bruit de galop brightique par son timbre plus éclatant (Rendu).
RUPTURE DW CŒUR.
La rupture du cœur est un épisode au cours d’une affection du myocarde. Les causes les plus fréquentes de ces ruptures sont l’anévrysme partiel du cœur, le ramollissement d’une partie du muscle cardiaque par oblitération rapide d’une artère coronaire, la dégénérescence graisseuse, les myocardites infectieuses.
La rupture du cœur peut se faire de dehors en dedans, et plus souvent de dedans en dehors. Elle est due alors à la pression du sang sur la face interne du cœur. Dans le premier cas, au contraire, c’est la contraction même de la fibre musculaire altérée qui produit la déchirure. Les deux mécanismes peuvent d’ailleurs s’observer sur le même cœur : dans ce cas les deux lignes de rupture, au lieu de se correspondre, sont séparées par des faisceaux musculaires non rompus. La rupture peut être double, triple; mais c’est la région de la pointe du ventricule
1. Rendu. Soc. méd. des liôpit., 1887. — Gouget. Soc. anat., 1892.