Corail et Ranvier. Manuel d’Iiistol., p
apparaissant brusquement dans le cours d’une endocardite infectieuse. C’est un souffle d’insuffisance : par conséquent le souffle est systolique si c’est la mitrale qui est intéressée, il est diastolique si la lésion porte sur les valvules aortiques. A part ces cas exceptionnels, rien pendant la vie ne peut faire soupçonner l’existence de la rupture de l’anévrysme.
2° Les anévrysmes de la cloison interventriculaire reconnaissent généralement la même origine que les précédents et dans bien des cas ils ne sont que l’extension d’un anévrysme valvulaire. Ils constituent habituellement des trouvailles d’autopsie; lorsqu’ils se rompent, leur perforation établit entre les deux ventricules une communication qui permet le mélange du sang rouge et du sang noir.
5° Les anévrysmes de la pointe du cœur, appelés aussi anévrysmes partiels, ont une pathogénie toute dilférente. Ils sont dus à la myocardite scléreuse, ou à l’inflammation simultanée du myocarde et de l’endocarde. Les points sclérosés ne réagissent pas, ils cèdent facilement sous la pression du sang; il en résulte une dilatation et plus tard un anévrysme. Certains auteurs (Kundral1, lluchard2) font jouer un rôle pathogénique important à l’oblitération des artères coronaires; le territoire dépourvu de vaisseaux nourriciers perd sa résistance et l’anévrysme se forme insensiblement.
Enfin, comme au niveau de ces anévrysmes il existe fréquemment des adhérences péricardiques, on se demande si par leurs tractions répétées ces adhérences ne pourraient pas faciliter la production de l’anévrysme partiel. Ces anévrysmes siègent ordinairement au niveau du ventricule gauche près de la pointe. La dimension de la tumeur peut être telle que le volume du cœur en est doublé (cœur en bissac). L’ouverture de l’anévrysme se fait généralement dans le ventricule, et la stase du