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les pulsations sont précipitées, inégales, avortées. Pendant les paroxysmes, l’arythmie et la fatigue cardiaque peuvent aller jusqu’à produire une asystolie aiguë, avec dyspnée terrible, angoisse et cyanose. On a noté parfois les symptômes de l'angine de poitrine. Les symptômes asystoliques disparaissent en dehors des paroxysmes.
Enfin, chez quelques malades, les troubles d’innervation sont doublés de lésions cardiaques, hypertrophie, dilatation des cavités, insuffisance des valvules tricuspide et mitrale. L’hypertrophie cardiaque, que l’on rencontre quelquefois dans la maladie de Basedow, est attribuée à la suractivité fonctionnelle du cœur ou à un excès de tension consécutif à des lésions d’orifice. Ces lésions d’orifice (insuffisance des valvules auriculo-venlriculaires et aortiques) ont parfois une origine toute mécanique; elles peuvent être produites par la dilatation des ventricules, le muscle cardiaque se laissant distendre outre mesure, épuisé qu’il est par la fatigue à laquelle il est soumis; elles sont habituellement passagères et cessent avec la maladie, mais dans d’autres cas on constate de véritables lésions valvulaires persistantes.
Les artères carotides sont flexueuses, distendues, augmentées de volume; leurs battements violents soulèvent le cou; ces battements ne sont pas le contre-coup de l’impulsion cardiaque, mais les vaisseaux du cou, artères et veines, battent pour leur propre compte, ils semblent, eux aussi, participer au développement et aux battements qui atteignent les vaisseaux de la glande thyroïde. A cette région semble se limiter la sphère de l’excitation vasculaire, car la violence des battements ne se retrouve ni à l’aorte abdominale, ni au pouls radial, ni ailleurs. Malgré ces troubles vasculaires, la pression sanguine reste normale. On a constaté l’inégalité des deux pouls radiaux’.
2° Troubles oculaires. — Des spasmes de la paupière