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U. Martin. Revue de méd

MALADIES DES VAISSEAUX

§ 5. AORTITES AIGUËS. — AORTITES CHRONIQUES.

Étiologie. — Il y a fies aortites aiguës et des aortites chroniques, toutefoisl’aorliteprimitivemeut aiguë n’existe pour ainsi dire pas; « dans l’immense majorité des cas. les lésions de l’aortite aiguë se sont développées sur des aortes préalablement atteintes d’affeclions chroniques » 1 • C’est dire que ces différentes variétés d’aortites doivent être décrites dans le même chapitre. Par conséquent toutes les causes qui président au développement de l’alhérome, la sénilité, la goutte, l’alcoolisme, la syphilis, se retrouvent dans l’étiologie de l’aortite.

La syphilis me parait avoir [a place prépondérante dans la pathogénie des aortites et des anévrysmes aortiques. J’ai consacré à cette question trois leçons publiées dans mon premier volume de clinique de l’Hôtel-Dieu, p. 71.

Le traumatisme, les coups, les contusions doivent être incriminés. Les maladies infectieuses, la fièvre typhoïde, le rhumatisme, la tuberculose, la variole, la scarlatine, la grippe, peuvent d’autant mieux susciter des poussées d’aortite aiguë, que l’aorte était déjà 1e siège de lésions chroniques ; ce sont des infections secondaires ou surajoutées. Il est probable que les recherches bactériologiques finiront par découvrir les agents pathogènes de ces poussées aiguës. Cuzzatini a trouvé le pneumocoque dans un cas d’aortite dite a frigore.

Anatomie pathologique. — Quand l’aortite est franchement aiguë, l’aorte est dilatée, sa face interne est inégale, irrégulière. La lésion débute dans la couche sousendothéliale de la tunique interne (Cornil et Ranvier)*. La tunique interne se gonfle sous forme de plaques saillantes, de la dimension d’une tête d’épingle à nne pièce de monnaie, et que leur aspect transparent et comme

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