Clin, méd., 1. 1, p
MALADIES DES VAISSEAUX
pluie de râles fins, témoins d’une poussée congestive et œdémateuse du poumon. Ces poussées congestives ne sont pas seulement limitées aux poumons, elles atteignent le foie, qui devient volumineux et douloureux, elles provoquent une dilatation intestinale et le ballonnement du ventre (Rendu1).
Parfois l’aortite aiguë infectieuse aboutit à la formation d’une collection purulente qui s’ouvre dans le vaisseau et présente le tableau clinique de l’endocardite ulcéreuse pyohémique.
Occupons-nous maintenant de Y aortite chronique. Les signes de l’aortite chronique varient avec le siège de la lésion; supposons le cas le plus fréquent, c’est-à-dire l’athérome de l’aorte ascendante et de la crosse aortique. A l’état normal, le diamètre de la matité des troncs aortique et pulmonaire réunis est de quatre à cinq centimètres (Peter) ; dans le cas d’aortite chronique, la matité atteint sept à huit centimètres et au delà, suivant le degré de dilatation du vaisseau.
L’aorte, dans son mouvement d’expansion, soulevant avec elle les artères sous-clavières, on pourra très facilement les sentir dans le creux sus-claviculaire.
L’auscultation peut faire percevoir des différences de tonalité ou des souffles (Potain). Le premier bruit aortique, qui dépend, à l’état normal, de la mise en tension soudaine de l’aorte, ce premier bruit, sous l’influence des rugosités athéromateuses des parois de l’aorte, peut être exagéré et dur et soufflant. Le second bruit, qui à l’état normal dépend du claquement des valvules sigmoïdes, peut être retentissant, métallique, si les valvules ont perdu leur souplesse. On peut entendre également un souffle diastolique, dû à une insuffisance aortique concomitante. Le pouls est dur et brusque, l’artère radiale, qui participe souvent à l’athéromasie, est moniliforme, flexueuse et indurée. L’athérome aortique, comme l’athé-