‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 3 sur 292 · B. CORYZA CHRONIQUE · texte numérisé non relu

B. CORYZA CHRONIQUE

Description. — Associé ou non à l’herpétisme, à l’arthritisme, au lymphatisme, le coryza chronique succède à des atteintes de coryza aigu, ou bien s’établit chronique d’emblée.

Plusieurs des symptômes du coryza aigu, les éternuements, la céphalalgie frontale et la fièvre font défaut, mais d’autres signes ne manquent pas : le malade est sans cesse enchifrené, il ne peut respirer que la bouche ouverte, la nuitsurtout; la respiration estgênée, bruyante, et parfois accompagnée d’une sorte de ronflement; la voix est nasonnée, le goût et l’odorat sont émoussés; l’ouïe est affaiblie, les bourdonnements d’oreille sont fréquents. Suivant le cas, la sécrétion nasale est abondante ou tarie. Dans la rhinite chronique sèche, qui est plus commune chez les adultes, la sécrétion nasale est pour ainsi dire nulle, et les malades se plaignent d’une sensation de sécheresse fort gênante1. Plus habituellement,

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