Cordier. Lyon médical
DIEDLAFOY, PATHOL. T. H.
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
infantile survenus dans une petite ville de Norvège où la maladie était inconnue jusqu’alors.
Anatomie pathologique. — Les lésions de la paralysie spinale de l’enfance ressemblent beaucoup aux lésions de l’atrophie musculaire progressive, à cela près que les unes sont aiguës et les autres chroniques. L’atrophie des muscles est le plus souvent une atrophie simple avec ou sans surcharge graisseuse.
Les foyers de myélite sont souvent multiples : ils ont un ou plusieurs centimètres, et même jusqu’à 8 et 10 centimètres de hauteur. Naturellement l’aspect du foyer est bien différent, si l’autopsie est faite en pleine période aiguë, après deux ou trois mois de maladie, ou vingt ans plus tard, le sujet ayant succombé à toute autre maladie. A l’état aigu, les foyers de poliomyélite sont des foyers de ramollissement inflammatoire. C’est une myélite antérieure systématique, qui paraît cantonnée, ou à peu près, aux cornes antérieures de la substance grise, sans qu’il soit facile d’expliquer pourquoi une lésion en apparence identique produit tantôt l’atrophie musculaire isolée (atrophie musculaire progressive), tantôt l’atrophie musculaire précédée de paralysie et accompagnée d’atrophie osseuse (paralysie spinale de l’enfance).
La lésion des grandes cellules motrices des cornes antérieures, consiste en une atrophie de ces cellules avec prolifération du tissu conjonctif; ici les cellules sont envahies en bloc, elles ne sont pas égrenées une à une comme dans l’atrophie musculaire progressive. Les fibres nerveuses qui sillonnent la substance grise des cornes antérieures sont atteintes. Les vaisseaux sanguins sont épaissis et dilatés; Marie pense même que c’est par l’intermédiaire des artérioles que se produisent les foyei's de poliomyélite : « 11 semble que ce soit l’artère centrale de la corne antérieure qui frappe le plus souvent, sinon exclusivement, le processus*. » Dans quelques cas, les