Marie. Leçons sur les maladies de la moelle
MALADIES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
foyers ne siègent pas seulement dans la moelle (on en trouve dans le bulbe et même dans le cerveau) ; mais alors, suivant la localisation des lésions et suivant l’aspect symptomatique, l’affection aboutit à l’hémiplégie cérébrale infantile, à l’idiotie, à l’épilepsie.
Les racines antérieures des nerfs sont altérées, plus altérées même que dans l’atrophie musculaire progressive. Quand on fait l’examen de la moelle, non plus au moment des lésions aiguës, mais un grand nombre d années après la survie, le foyer de ramollissement est remplacé par une atrophie médullaire correspondante, atrophie qui ne s’arrête pas à la corne antérieure, mais qui atteint le cordon antéro-latéral, le cordon postérieur, et même la corne grise postérieure. Le foyer inflammatoire de l’état aigu est remplacé par un tissu fibrillaire de nature névroglique.
Cette paralysie atrophique de l’enfance a les plus gi andes affinités avec 1 atrophie musculaire progressive, avec la paralysie spinale aiguë de l’adulte et avec la paralysie générale spinale antérieure. Ce qui prouve l'affinité de ces différentes affections d'origine médullaire, c’est que dans plusieurs observations on voit que les malades qui avaient eu dans leur enfance une paralysie atrophique, ont eu plus tard, étant adultes, l’un une paralysie spinale*, l’autre une atrophie musculaire progressive-, un troisième les trois maladies, un quatrième une paralysie générale spinale antérieure^. D’autres observations analogues ont été publiées*.
Traitement. Dés que la période de régression commence, mais pas avant, il est nécessaire de faire usage des courants à intermittences éloignées ; c’est le traitement le plus rationnel et le plus utile. Ce traitement doit être