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Gubler. Paralysies alternes. [Gaz. hebd., 1856 et

ÏIALADIES DU BULBE RACHIDIEN

d’un côté les membres et de l’autre la face. Ainsi, pour prendre un exemple, le bras et la jambe sont paralysés du côté gauche, tandis que la paralysie frappe, du côté droit, la face (hémiplégie faciale), le muscle moteur oculaire externe (strabisme convergent) ou la portion sensitive du nerf trijumeau (hémianesthésie faciale).

Une paralysie alterne des plus remarquables est celle qui porte le nom de syndrome de Weber. Ce syndrome dû à une lésion de la partie inférieure et interne du pédoncule cérébral, est constitué par une paralysie de ï’oculo-moteur commun d’un côté (côté de la lésion) et par une paralysie des membres, du facial, et de l’hypoglosse du côté opposé (paralysie croisée, côté opposé à la lésion). Cliniquement, l’hémorrhagie pédonculaire se comporte comme une hémorrhagie cérébrale. Quant à la paralysie du moteur oculaire commun, elle est partielle ou totale; partielle, elle respecte la musculature intérieure de l’œil. Les différentes variétés des paralysies partielles de l’œil tiennent à la disposition en éventail des fibres radiculaires du nerf à l’intérieur des pédoncules. La paralysie n’est totale que lorsque la lésion est très étendue, ou lorsque cette lésion atteint le tronc du moteur oculaire commun, tout près de son émergence du pédoncule, alors qu’il a déjà reçu les filets nerveux destinés à la musculature intérieure de l’œil.

Dans ces paralysies alternes, la paralysie des membres est opposée à la lésion, tandis que les paralysies de la face sont directes, c’est-à-dire du même côté que la lésion. Ce l'ait est facile à interpréter : toute lésion qui siège au-dessus du collet du bulbe rachidien donne lieu à une hémiplégie croisée, puisque les faisceaux conducteurs de la motricité pour les membres s’entre-croisent dans la région bulbaire, tandis que la lésion des nerfs émanés de la protubérance ou du bulbe donne lieu à une naralysie directe.

Pour qu’il y ait paralysie alterne, il faut donc que la lésion intéresse à la fois les tractus moteurs des membres

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(ils sont situés à la partie antérieure de la protubérance), et les noyaux des nerfs facial (noyau supérieur), moteur oculaire externe et auditif (situés à sa partie postérieure). Et pour peu que la tumeur de la protubérance empiète en arrière sur la région du bulbe, elle y rencontre les noyaux qui ont été décrits à la paralysie glosso-labiolaryngée, et elle provoque les symptômes respectifs dus à la lésion de ces nerfs.

Les troubles de sensibilité sont assez fréquents dans les lésions de la protubérance. On peut observer une hémianesthésie à forme spéciale ‘ due à la lésion du faisceau postérieur de la protubérance, faisceau qui est destiné à la Iransmission des impressions sensibles, l’hémianesthésie des membres est croisée, comme l’hémiplégie; l'hémianesthésie de la face, du goût et de l’ouïe est directe; la conservation de la vue et de l’odorat permet de différencier l’hémianeslhésie protubérantielle de l’hémianesthésie d’origine cérébrale.

Tels sont les signes les plus fréquents des lésions de la protubérance ; la paralysie des quatre membres pourrait exister au cas où la lésion siégerait sur la ligne médiane; la polyurie, la glycosurie sont des symptômes fort rares.

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