iJieulafoy. Gaz
hebd., 18E2, n" 20.
«luuiieu. iiiese de Pans,
MALADIES DE L’APPAREIL URINAIRE
racontent « qu’ils se grattent jusqu’au sang, jusqu’à s’enlever la peau*. »
La cause de ce prurit est mal élucidée, car je ne fais pas allusion ici au cas où la peau présente une éruption, llosenstein, qui signale le symptôme, le met sur le conqjte de l’urémie. Cette explication est bien insuffisante et ne fait qu’éloigner le problème sans le résoudre. On a supposé que l’excrétion de l’urée par la peau était la cause du prurit brightique; c’est possible, mais j’ai assisté à de véritables sueurs d’urée sans démangeaisons. Dans une autre variété, il ne s’agit plus de prurit vulgaire, la démangeaison revêt une forme particulière que les malades comparent au chatouillement que provoqueraient des cheveux tombés sur le cou, sur la poitrine ou dans le dos. Une troisième variété de démangeaisons est celle que les malades comparent au chatouillement provoqué par un insecte, par une fourmi. Ces démangeaisons apparaissent à toutes les périodes de la maladie, parfois même elles se présentent comme symptôme de début et acquièrent une réelle importance comme élément de diagnostic.
e. — Des crampes aux mollets, souvent fort douloureuses, se montrent à plusieurs reprises dans le cours du mal de Bright. Des spasmes musculaires peuvent affecter les muscles de l’épaule, du cou, et l’on a cité des cas où elles s’étaient généralisées sous forme d’opisthotonos avec ou sans douleurs articulaires (Jaccoud*). .Mais CCS dernières formes sont des raretés, tandis que les crampes des mollets font partie des accidents précoces et presque constants du brightisme. Les malades racontent qu’ils sont réveillés la nuit par des crampes si douloureuses, qu’elles leur arrachent des plaintes et qu’ils sont obligés de quitter leur lit, espérant les faire pins vite disparaître. Ces crampes peuvent se reproduire plusieurs
1. Labadie-Lngravc, daas l’arlicle Reik du DicHonn. de méd. et chinir;i., parle de faits analogues observés par M. Peler.