‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 163 sur 295 · Syphilis cérébrale · texte numérisé non relu

Syphilis cérébrale

sous-arachnoïdienne due à la rupture d’un anévrysme siégeant sur l’artère sylvienne droite avant la naissance des perforantes. Plusieurs artères nées de la sylvienne droite sont le siège d’endartérite à tendance oblitérante.

Dans l’observation de Brault*, il s’agit d’une jeune femme prise, quelques mois après l’infection, de symptômes cérébraux, tout à fait précoces : céphalée, amnésie, aphasie. La malade prend rapidement l’aspect cachectique, et elle meurt subitement, frappée d’apoplexie, au dixième mois de sa syphilis. A l’autopsie on trouve une hémorrhagie méningée considérable, causée par la rupture d’un anévrysme siégeant sur la carotide interne gauche à son entrée dans le crâne. La carotide interne droite est atteinte d’artérite en un point symétrique. A l’examen histologique, on trouve que les trois tuniques artérielles du segment malade ont perdu leur structure propre et leurs caractères dilférentiels. Elles sont uniformément composées de tissu embryonnaire. La lame élastique interne persiste seule. En un autre point voisin de l’anévrysme, la lumière de l’artère est presque oblitérée par épaississement de ses parois et par un volumineux bourgeon de l’endartère. Remarquons à cette occasion que toutes les modalités de l’artériopathie syphilitique sont ici réunies, ce qui est du reste assez fréquent.

Muller rapporte l’observation d’une femme syphilitique, qui mourut brusquement d’apoplexie. A l’autopsie, il constata une hémorrhagie méningée due à la rupture d’un anévrysme de l’artère sylvienne gauche. Blachez a publié l’observation d’un homme syphilitique, atteint de symptômes cérébraux, terminés par l’apoplexie et par la mort. A l’autopsie on trouva une artérite syphilitique du tronc basilaire et la rupture de l’anévrysme qui avait causé l’hémorrhagie mortelle®. Dans une observation de Lanccrcaux, un homme syphilitique, après avoir pré-

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