Arc/i. de mCd. Juin 18S
MALADIES DE L’ENCÉPHALE
ranteoù la mort a été précédée de ramollissement cérébral.
Dans une observation de Jolîroy*, un homme, arrivé à la septième année de sa syphilis, est pris de symptômes cérébraux, maux de tête, embarras de la parole, aphasie transitoire, engourdissement du bras droit. Un mois plus tard, hémiplégie faciale droite et paralysie passagère du bras droit. Les mois suivants, inaptitude au travail, étourdissements, vomissements. Quelques mois après, perte de connaissance, coma, râle trachéal et mort. A l’autopsie, on constate que le tronc basilaire est épaissi, induré, et contient un caillot adhérent, de
I centimètre 1/2 de longueur. L’artère sylvienne gauche et les deux artères cérébrales postérieures sont le siège d’artérite. A l’examen histologique on constate des lésions d’endartérite, avec les bourgeons saillants décrits par lleubner; les lésions de péri-artérite sont moins avancées. L’examen du cerveau permet de constater trois loyers de ramollissement, du côté gauche, sur la circonvolution frontale interne, en avant du lobule paracentral, et sur le pied de la troisième circonvolution frontale.
Dans une observation de Heubner (citée dans le mémoire de Mauriac), on voit qu’un jeune garçon, à la huitième année de son infection syphilitique, est pris de symptômes cérébraux et d’une paralysie du bras droit.
II s’améliore sous l’influence du traitement, mais quatre ans après, une hémiplégie droite se déclare, suivie ellemême de contracture secondaire du bras droit, d’albuminurie, d’amaigrissement et de cachexie qui se termine par la mort. A l’autopsie, on constate une artérite des gros troncs de la base, avec ramollissement consécutif du corps strié gauche et dégénérescence secondaire du faisceau pyramidal. v.
Voilà donc un certain nombre d’observations qui permettent de suivre pas à pas le processus de l’artérite syphilitique oblitérante terminée par la mort, avec ou sans ramollissement cérébral consécutif, le raraollisse-