Robin. Thèse d’agrègalion, p
2. Petit. Parai, générale des troubles de la 7nenstruatwn. Thèse de Paris, 1886.
MALADIES DE L’ENCÉPHALE
tantôt par des troubles moteurs, tantôt par des troubles psychiques, suivant que la lésion prédomine, au niveau des circonvolutions motrices ou au niveau des circonvolutions psychiques. Mais, dans d’autres cas, la lésion s’annonce par des symptômes spinaux (incoordination des mouvements, douleurs, parésie, troubles trophiques) qui précèdent de plusieurs mois, de plusieurs années les troubles de l’intelligence : c’est dire que les lésions du système nerveux dans la paralysie générale sont tantôt ascendantes, tantôt descendantes, et souvent généralisées d’emblée à la majeure partie des centres nerveux. Parfois, la lésion se limite pour un temps aux nerfs optiques (amaurose) et aux nerfs moteurs de l’œil* (ptosis, strabisme, diplopie).
La marche de la maladie est lente et progressive, elle est entrecoupée par des accidents aigus et par des rémissions qui varient de quelques mois à deux et trois ans. Tantôt ces rémissions paraissent spontanées, tantôt elles sont dues à une maladie intercurrente, à un traumatisme, à une affection chirurgicale, à d’abondantes suppurations*.
Dans sa forme rapide la maladie peut évoluer en moins d’une année; la durée habituelle varie de un à six ans;
11 est des cas exceptionnels où les rémissions prolongent indéfiniment l’existence*.
Étiologie'*. — Diagnostic. — La paralysie générale sévit à l’âge adulte (de trente à quarante-cinq ans), toufois elle peut apparaître dès l’âge de vingt, de dix-huit, et même de quatorze ans*, sous forme de paralysie générale (Charcot). Elle frappe surtout les hommes
1. Sclérose du nerf optique et des nerfs moteurs de l'œil dans la paralysie générale. Magnan (Arch. de physiol., p. 840).
2. Larroque. Rémissions dans la paralysiegénérale.thèse deRaris,
S. Lemaître. Paralys. gén. de longue durée. Th. de Paris, 1873.
4. Luys. Du développ. de la parai, gén. Société méd. des hôpit .
12 avril 1878.
5. Vrain. Paralysie générale à début précoce. Thèse de Paris, 1887. — Charcot et Outil. Arch. de Neur., mars 1892.
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
et l’hérédité joue dans son développement un rôle considérable. L’alcoolisme, les excès de travail, les chagrins prolongés, en un mot tous les états congestifs de l’encéphale, favorisent la méningo-encéphalite chronique. La syphilis est intimement liée à l’histoire de la paralysie générale ^ On a d’abord admis l’existence d’une pseudoparalysie générale syphilitique comme on avait admis l’existence d’une pseudo-paralysie générale alcoolique®, saturnine, etc.; mais actuellement toutes ces pseudoparalysies tendent à disparaître ou plutôt à rentrer dans le cadre de la paralysie générale vraie. Suivant le facteur étiologique, suivant le terrain sur lequel la maladie évolue, on peut observer certaines différences dans la symptomatologie et dans l’évolution; mais l’essence même de la maladie paraît être identique dans tous les cas. Les éléments nerveux peuvent être lésés dans leur vitalité par des produits toxiques d’origines variées, mais leur façon de réagir serait la même quel que soit l’agent en cause. En outre, en ce qui concerne la syphilis, il semble que certains virus syphilitiques soient plus aptes que d’autres à produire des lésions cérébrales : ainsi s’expliqueraient les cas rapportés par Morel-Lavallée*, dans lesquels cinq hommes ayant contracté la syphilis à la même source périrent tous de paralysie générale syphilitique.
Les monomanies ambitieuse et mélancolique se distinguent de la paralysie générale en ce qu’elles n’ont pas comme elle des idées mobiles et contradictoires. On devra faire le diagnostic de la paralysie générale, avec la démence sénile, la sclérose en plaques, l’alcoolisme, le ramollissement cérébral.
1. Fournier. De la pseudo-paral. génér. d’origine syphilit Parii,