‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 198 sur 295 · ÉPILEPSIE PARTIELLE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE PARTIELLE

Après avoir étudié l’épilepsie vraie, passons en revue les épilepsies secondaires :

Dans une première classe on peut ranger les épilep' sies secondaires avec lésions plus ou moins grossières de l’encéphale. En première ligne je citerai l’épilepsie associée à V hémiplégie cérébrale infantile consécutive à la parencéphalie, aux lacunes cérébrales, à la sclérose lobaire. Voici, en pareil cas, comment les choses se passent : Peu de mois après sa naissance, un enfant est pris de fièvre, de convulsions et d’hémiplégie. Puis l’orage disparaît, l’hémiplégie s’améliore graduellement, l’intelligence reste à peu prés normale, lorsque quelques années plus tard, ou à un âge plus avancé, au moment de l’adolescence, apparaissent les attaques d’épilepsie*. Peut-être l’épilepsie se développe-t-elle alors sous l’influence d’une infection secondaire®. L’épilepsie consécutive aux tumeurs cérébrales (gliome, sarcome, kystes, tuberculose, syphilis), à la paralysie générale, aux scléroses descendantes du mésocéphale, rentre dans la même catégorie.

A une seconde classe appartient l’épilepsie secondaire d’origine toxique (encéphalopathie saturnine, urémie). Nous verrons, en décrivant l’urémie convulsive, que les accès d’épilepsie brightique simulent, à peu de chose prés, l’épilepsie vraie.

Dans une troisième classe prend place l’épilepsie secondaire d’origine réflexe (corps étrangers de l’intestin, lombrics, tænia). Nous avons publié avec Krishaber l’oliservation d’un jeune garçon qui avait avalé des noyaux de prune. 11 fut pris de convulsions épileptiformes et

1. Marie. Hémi-atrophie cérébrale par sclérose-lobaire, ISSa.

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