Marie. Semaine médicale, juillet
NÉVROSES
mourut. A l’autopsie nous avons trouvé les noyaux accumulés dans la dernière partie de l’iléon.
Habituellement, les épilepsies secondaires que nous venons d’énumérer diffèrent quelque peu de la véritable épilepsie : ainsi, le cri initial fait souvent défaut, la pâleur du visage est moins accusée, les convulsions ont moins volontiers une prédominance unilatérale, l’état comateux qui suit l’attaque est moins prolongé; mais d’autres fois le tableau clinique présente de telles analogies, qu’entre l’épilepsie secondaire el l’épilepsie vraie, la ressemblance est absolue (Trousseau).
La syphilis, acquise ou héréditaire, réclame la plus large pari de l’épilepsie symptomatique; elle produit, suivant le cas, l’épilepsie partielle ou la véritable attaque d’épilepsie; les crises, d’abord éloignées, se rapprochent, et sont souvent accompagnées de troubles paralytiques. « Si un adulte au-dessus de trente ans vient à être pris pour la première fois d’une crise épileptique, et cela dans le cours d’une bonne santé apparente, il y a huit ou neuf chances sur dix pour que cette épilepsie soit d’origine syphilitique* »; et la raison, c’est que l’épilepsie essentielle se déclare toujours dans l’enfance ou à l’adolescence.
Il y a cependant une épilepsie syphilitique qui peut se déclarer dans l’enfance ou dans l’adolescence, c’est l’épilepsie consécutive à une syphilis héréditaire. Cette question est étudiée au chapitre qui concerne la syphilis cérébrale.
Épilepsie partielle. — Les convulsions épileptiformes limitées à la jambe, au bras, à la face (épilepsie partielle) reconnaissent pour cause, non plus une excitation du bulbe, mais une excitation limitée à la substance corticale du cerveau au niveau des régions motrices. Ces convulsions partielles, à forme hémiplégique ou monoplègique, sont accompagnées de symptômes spéciaux : je les