l’üuniier. La syphilis du cerveau, p. lli
55G MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
ai longuement étudiées dans mes Leçons cliniques de l'Hôtel-Dieu, 1896-1897, page 165.
L épilepsie partielle est toujours symptomatique, elle rentre dans le cadre des attaques épileptiformes, bien que dans quelques cas elle puisse simuler l’épilepsie. L’épilepsie partielle, ou épilepsie jacksonienne», bien étudiée d abord par Bravais, plus tard par Jackson, revêt plusieurs types : 1° dans le type facial les convulsions se limitent au visage et au cou, elles atteignent la commissure des lèvres, 1 orbiculaire des paupières, les muscles moteurs de l’œil, de la langue, le sterno-mastoïdien ; aux convulsions du visage et du cou s’ajoutent parfois quelques secousses du bras ; dans le type brachial, qui est plus fréquent, l’aura débute par un des doigts, les convulsions atteignent la main, le bras, l’épaule, et parfois la lace et le cou ; 3° dans le type crural, qui est le plus rare, 1 aura part du pied et les convulsions s’arrêtent à la hanche. Dans quelques cas les convulsions se généralisent à tout un côté du corps, et peuvent même atteindre le côté opposé.
Dans 1 épilepsie jaksonienne, la perte de connaissance peut manquer, elle peut être incomplète, elle peut ne survenir que lorsque l’attaque convulsive est commencée. Après l’attaque convulsive le malade est parfois atteint de diplopie, de dysphasie, d’amnésie, de vertiges. Parfois on peut arrêter l’attaque d’épilepsie partielle au moyen d’une ligature placée au-dessus du siège de l’aura. L’épilepsie partielle est souvent suivie de paralysie passagère (hémiplégie, monoplégie); dans quelques cas la paralysie passagère ou même permanente précède les accès convulsifs- ou leur est associée. Ce dernier type sera élu dié en détail au chapitre concernant la syphilis cérébrale
L’épilepsie partielle est surtout due aux lésions de l’écorce cérébrale ou des méninges (tumeurs, syphilome, gliome, tubercule, exostoses, méningites, abcès, héinor-