Mdchm, Monopi. brach. hyst. Thèse de Paris
i. Dorniysies, conlractures, affections douloureuses de causes psychiques. Lober. Thèse d’agrégation, 1886.
DIEDLAFOY, PATHOL. T. II.
MAI.ADIES DU SYSTÈME NERVEUX
avait eu pendant cinq ans des contractures généralisées, avec troubles trophiques, atrophi'e musculaire et contractions tibrillaires des muscles (Klumpke‘).
Le bras contracturé est généralement en flexion forcée, la jambe est en extension avec pied-bot varus-équin. Toute tentative faite pour vaincre la contracture est accompagnée de douleurs violentes. Si, pendant l’état de contracture du membre inférieur, on redresse fortement la pointe du pied, on détermine dans ce membre une trépidation épileptoïde qui dure quelque temps et qui peut être arrêtée à son tour par la flexion brusque du pied. L’application d’un aimant détermine quelquefois le transfert de la contracture au côté opposé. Voici l’énumération d’un certain nombre de contractures hystériques : \& contracture des extrémités (tétanie), les contractures péri-articulaires du genou, de l’épaule, souvent fort douloureuses (Brodie) les contractures des muscles de la hanche qui simulent la coxalgie, la contracture des muscles du cou {torticolis)', des muscles masticateurs [trismus), des muscles moteurs de l’œil {strabisme), des muscles de la langue ; sans compter la contracture des sphincters (rétention d’urine), les spasmes de l’oesophage pouvant durer des semaines et des mois (rétrécissemeii. spasmodique), les spasmes de la glotte et accès de dyspnée consécutifs, etc., qui seront étudiés avec chacun de ce organes.
Les contractures hystériques surviennent tantôt spontanément, sans cause apparente, tantôt elles sont suscitées par des causes insignifiantes, par un léger Iraumafisme (chute, contusion, entorse, piqûre d'aiguille)», et il est remarquable que la contracture détermiiiée fortuit^ ment par un traumatisme est souvent la première manifestation d’une hystérie jusque-là latente*.
1. Klumpke. Conlraclures hystériques (Rev. de méd., mars l.SSÎi).