Blum. Thèse d'agrégat, de Paris
Z. Charcot Mal. du système nerveux. r, ■ .......
i. Renard. Contracture hystéro-traumatique. Thèse de 1 ans, 1886.
NÉVROSES
sont fortement déviées du côté convulsé; la joue est parfois agitée de saccades convulsives ». Charcot est revenu plus tard sur cette affirmation, et l’hémiplégie faciale hystérique est actuellement prouvée; elle ne semble survenir en général que dans les formes graves de l’hystérie*.
Les paralysies concernant les organes seront étudiées plus loin.
Contractures. — Les contractures hystériques peuvent atteindre presque tous les muscles volontaires et involontaires; tantôt elles alTcctent les formes m.onoplégiquc, hémiplégique et paraplégique, elles peuvent même se généraliser aux quatre membres, aux muscles lombaires, aux muscles du cou, des mâchoires, de la langue, des globes oculaires, etc.; tantôt elles frappent isolément un muscle ou un groupe musculaire. Ces contractures sont permanentes; habituellement très douloureuses, elles durent des mois et des années, elles apparaissent graduellement ou brusquement et disparaissent parfois avec la même brusquerie; elles succèdent aux paralysies ou s’établissent en dehors de tout état paralytique; elles ne cèdent pas au sommeil, mais elles cèdent, au moins temporaire ment, au chloroforme.
Ces caractères distinguent les contractures hystériques des contractures qui succèdent aux scléroses des cordons latéraux de la moelle; ces dernières s’établissent lentement, progressivement, et ne sont pas modifiées par le chloroforme. Néanmoins, il paraîtrait que la contracture hystérique peut, elle aussi, à la longue, et dans des cas tout à fait exceptionnels, s’associer à une lésion des cordons latéraux de la moelle (Charcot*). Ce fait doit être en effet bien exceptionnel, car dans une remarquable observation, contrôlée par Vulpian, on n’a retrouvé aucune trace de lésions médullaires chez une hystérique qui
PaVis*?T89T' hystérique. Thèse de
2. Charcot. Sclérose des cord. latér. de. la moelle épinière chez une femme hystérique {Soc. mé.l. des hOp., 25 janvier 18G5)
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
Tremblemcnls. — Les tremblements hystériques* surviennent en général subitement, à la suite d’une émotion, d’une frayeur, à la suite d’une attaque d’hystérie complète ou à peine ébauchée. Le sujet est pris d’un véritable accès de tremblements. Suivant le cas, le tremblement est partiel ou généralisé ; il revêt la forme hémiplégique, la forme paraplégique, la forme monoplégique. Tantôt l’accès de tremblement s’amende et disparait après quelques heures, après quelques jours, tantôt le tremblement est continu, interrompu seulement pendant le sommeil, et il dure des mois consécutifs. Il suffit parfois de l’excitation d’une zone hystérogène pour faire reparaître le tremblement. L’intensité du tremblement est fort variable, depuis le tremblement le plus léger jusqu’au tremblement tellement violent qu’il gêne la marche et la préhension des objets. Le rythme des tremblements hystériques est régulier. M. Dulil les a divisés en trois groupes - : 1° les tremblements à oscillations rapides ou vibratoires ayant de 8 à 12 oscillations par seconde, imitant le tremblement de la maladie de Basedow, de la paralysie générale et de l’intoxication alcoolique; 2° les tremblements de rythme moyen, de 5 à 7 oscillations par seconde, imitant le tremblement mercuriel, le tremblement des paraplégies spasmodiques; plus rarement, quand il est intentionnel, imitant le tremblement de la sclérose en plaques; 5° les tremblements lents, de 4 à 5 oscillations par seconde, imitant le tremblement sénile et la paralysie agitante.
Hémianesthésie. — L’anesthésie chez les hystériques est, suivant le cas, généralisée, disséminée et plus souvent localisée sous forme à' hémianesthésie. L’hémianesthésie est surtout fréquente du côté gauche , elle a été observée 95 fois sur 400 cas par Briquet. L’insensibilité frappe tout un côté du corps jusqu’à la ligne médiane, elle envahit les plans superficiels et profonds, la peau, les