Grasset. Leçon de clinique médicale, 1896, p
2. Grasset. Leçon de clinique médicale, Montpellier, 1891, p. .101.
3. Athanassio. Troubles trophiques dans l'hystérie. Thèse de Paris, 190»
4. Chipault. Uémorrhagie hystérique du sein. La Presse médicale,
572 MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
Aux troubles trophiques hystériques appartiennent les atrophies musculaires. L'atrophie musculaire hystérique se superpose presque toujours aux parties atteintes de paralysie de contracture, d’anesthésie, il est bien rare qu’elles en soient indépendantes. Elles atteignent la main, le bras, la jambe. Dans quelques cas elles ont eu une marche ascendante débutant par la main et remontant au bras. Ces atrophies musculaires hystériques* diffèrent notablement des amyotrophies myélopathiques, elles n’atteignent pas le degré d’atrophie qu’on observe dans l’atrophie musculaire progressive, elles ne sont pas habituellement accompagnées de secousse fibrillaires ; la contractilité électrique est diminuée proportionnellement à l’atrophie, et il n’y a pas généralement de réaction de dégénérescence. Toutefois, ces signes distinctifs ne sont pas absolus, car dans quelques observations on a constaté des contractures fibrillaires et une faible réaction de dégénérescence. Le début est rapide, et l’amélioralion, dès qu’elle survient, aboutit vite à la guérison. La pathogénie de ces atrophies est mal connue; peut-être sont-elles dues à une altération simplement dynamique des centres nerveux, et elles seraient comparables aux amyotrophies qui succèdent au traumatisme articulaire (Vulpian).
Viscères et appareils. — L'appareil respiratoire est le siège de désordres variés. Les spasmes de la glotte provoquent des accès de dyspnée : la paralysie des muscles crico-aryténoïdiens postérieurs, dilatateurs de la glotte, est accompagnée de dyspnée avec silfiement ou cornage inspiratoire. Les convulsions des muscles laryngés et les spasmes du diaphragme provoquent des cris d’aboiement et de grognement qui se répètent par accès ou qui se succèdent d'une façon incessante. Les mouvements spasmodiques du diaphragme déterminent des bâillements, du hoquet et des accès de rire que rien ne peut rnaîtri-
1, BabiDski. Arch. de neurologie^ 188^>, n** 31 et 33.
NÉVROSES
.cr. Certaines femmes liyslériques sont prises de congestion broncho -pulmonaire, d’hémoptysie; d autres, et ce sont surtout les jeunes filles, ont une petite <owa:‘ seche, incessante, monotone, qui fatigue les personnes de 1 entoura<^e plus encore que la malade; cette toux s amoindrit ou disparaît pendant la nuit, elle est extrêmement tenace et ne cesse qu’après des semaines et des mois de
Troubles digestifs. — Les fonctions digestives sont souvent atteintes. La gastralgie, la dyspepsie et les dépravations de l’appétit sont chose commune; les hystériques ont des vomissements aqueux ou alimentaires; elles ont même des hématémèses. Les vomissement alimentaires se font facilement, sans douleur, ils peuvent durer plusieurs mois sans porter atteinte à la santé et sans amaigrissement notable, tant la dénutrition est lente chez les hystériques-. La constipation est la règle, la pneumatose intestinale est fréquente, le météorisme abdominal en est la conséquence directe. Ce gonflement abdominal joint à des douleurs abdominales constitue la
fausse péritonite hystérique. , . •
Certaines hystériques perdent complètement l’appétit [anorexie); la jeune fille atteinte d’anorexie» se complaît à ne pas manger, elle y met une obstination invincible, et les phénomènes de désassimilation sont chez elle ralentis à ce point, qu’elle supporte pendant longtemps et sans presque maigrir une abstinence à peu près absolue.
Parfois cependant des accidents graves en sont la conséquence. Nous avons vu avec mon regretté ami Lafont (de Bayonne) une jeune fille qui, trompant la siii veillance de sa famille, en était arrivée à mourir litléralement