‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 214 sur 295 · Richcr. Ouvrage cU · texte numérisé non relu

Richcr. Ouvrage cU

NEVROSES.

prend le diagnostic des innombrables symptômes que j’ai énumérés. 11 ne faut pas confondre l’hémiplégie hystérique et l’hémiplégie des lésions encéphaliques, la contracture hystérique et la contracture des scléroses latérales de la moelle. Certains stjndromes hystériques peuvent simuler les maladies de la moelle épinière, la sclérose en plaques, la syringomyélie, le tabes, les paraplégies. Le diagnostic est en général possible, même quand il y a « associations hystéro-organiques* ».

11 faut discerner la gastralgie et l’hématémèse d’origine hystérique de ces mêmes symptômes dépendant d’une lésion de 1 estomac j la toux et l’hémoptysie d’origine hystérique seront également différenciées des lésions pulmonaires de nature tuberculeuse. Pour éclairer le diagnostic dans les cas difficiles, on doit rechercher si la rnalade n’a pas eu quelque attaque d’hystérie convulsive, si elle n a pas, dans son état, quelque indice, quelque stigmate suspect, tel que boule hystérique, hémianesthésie, hyperesthésie ovarienne, anesthésie pharyngée, zones hystérogènes, troubles oculaires, etc. ; il faut enfin analyser avec soin les caractères spèciaux du symptôme en litige, ce qui vient d’être fait avec l’étude de chacun d’eux.

Étiologie. — Pronostic. — Traitement. — L’hystérie peut exister chez les enfants*, néanmoins elle fait son apparition surtout vers l’âge de la puberté, quelquefois plus tard, et elle diminue notablement de fréquence à l’époque de la ménopause. L’hérédité la prépare; suivant certains auteurs, elle aurait des rapports étroits avec la tuberculose (Grasset)*. Les émotions, les cha'-nns l’amour malheureux, l’imitation (contagion nerveuse)' la chlorose, en sont les causes les plus habituelles Elle coexiste souvent avec le goitre exophlhalmique, avec la

simulateurs des maladies de la moelU épmtère. Souques, thèse de Paris, 1891. moelle

Paris. 1888.

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