Grasset. Clin, médic. de Montpellier, 1891, p
3. Maréchal. Troubles nerveux de l’intoxic. mercurielle. Thèse de Paris, 1885.
A. Bonnet. Troubles nerveux de l’intoxic. par sulfure de carbone. Thèse do Paris. 1885.
nK\UOSES.
ne faut pourtant pas oublier qu’elle peut conduire à la démence et au suicide, qu’elle détermine des paralysies et des contractures dont on ne prévoit jamais la fin, et qu’elle est en somme une source de tourments pour la malade, une sollicitude constante pour sa famille. Dans quelques cas, tout à fait exceptionnels, la mort est survenue au milieu d’une attaque d’hystérie*.
Hystérie chez l’homme. — Chez Vhomme, l’hystérie est plus fréquente qu’on ne l’avait d’abord supposé ; on l’observe assez fréquemment dans l’armée®. Elle ne se développe pas seulement chez les hommes qui ont les caractères du féminisme, on l’observe également chez les hommes adultes, solides et robustes qui ne rappellent en rien le type efféminé, et l’hérédité maternelle joue le plus grand rôle dans son développement. Chez l’homme comme chez la femme, l’hystérie est non convulsive, ou convulsive, et l’attaque revêt les formes de la petite ou de la grande hystérie. Les paralysies (monoplégie, hémiplégie, paraplégie), l’hémianesthésie, l’anesthésie du pharynx, le rétrécissement du champ visuel, sont des manifestations fréquentes. Les contractures avec ou sans atrophie musculaire, l’aphonie, le mutisme, s’observent ausri dans l’hystérie mâle; on y trouve également les zones hystérogènes et hypnogènes; l’aptitude aux suggestions et à l’hypnotisme ne fait pas défaut, l’ovarie est remplacée par une irritation du testicule, dont la pression peut provoquer ou arrêter l’attaque d’hystérie.
Chez l’homme, comme chez la femme, l’hystérie, « cette grande simulatrice », peut revêtir le masque d’un grand nombre de maladies; elle peut simuler la chorée de Sydenham et toutes les maladies de la moelle. Un grand nombre d’accidents, l’apoplexie hystérique qui simule l’attaque d’apoplexie, le tympanisme avec vives douleurs qui simule la péritonite, l’attaque de sommeil,