Barth. Thèse d’agrégation, 188C
MALADIES DU SYSTÈME NEllVEüX.
pallier, etc.). Au point de vue médico-légal, elle est grosse de conséquences; c’est la responsabilité des sujets hypnotisables qui est en question, surtout si, comme l’a prétendu Bernheim, on peut, chez certains individus exercés. Taire naître des suggestions même à l’état de veille.
Quel que soit l’état hypnotique produit, il suffit d’ouvrir les yeux du sujet en expérience et de souffler vigoureusement à leur surface pour le réveiller. Une fois revenu à lui, il a perdu le souvenir de ce qui vient de se passer, des ordres qu’il a reçus pour les accomplir à une époque déterminée. Certains cataleptiques cependant se souviennent des scènes auxquelles ils ont assisté, mais avouent n’avoir pu, ni les empêcher, ni s’y soustraire.
Un a beaucoup parlé dans ces dernières années des avantages que l’on pourrait retirer de l’hypnotisme au point de vue thérapeutique. Broca, Verneuil, Pozzi, ont utilisé l’anesthésie de la léthargie pour pratiquer des opérations de courte durée, mais c’est là un moyen infidèle. Certaines paralysies ou contractures hystériques, des attaques hystéro-épileptiques, ont été guéries à l’aide des procédés que nous avons indiqués. Mais il faut agir avec circonspection, car les inconvénients pourraient être, à notre avis, plus grands que les avantages. La répétition des séances provoque une excitabilité très vive du système nerveux, et celle-ci détermine souvent des accidents hystériques.
§ i. NEURASTHÉNIE.
En 1809, Beard* donna le nom de neurasthénie à un état particulier qui jusque-là avait reçu une foule de dénominations : irritation spinale (Frank)*, névralgie