Jaccoud. Les Parapléaies
506 MALADIES DU SYSTÈME ÎSERVEUX
cernant la station debout et la marche normale, le malade, une fois couché, peut exécuter tous les mouvements (ju’on lui prescrit sans hésitation, sans faiblesse, sans incoordination, il a la notion exacte de la situation occupée par ses membres inférieurs et, lorsqu’il est levé, il arrive parfois à marcher en employant un subterfuge ; c’est ainsi que certains abasiques peuvent marcher à quatre pattes, ou les jambes entre-croisées, ou à tout petits pas, ou bien au contraire à grands pas (démarche d’acteur) ; quelques-uns peuvent même courir.
Chez certains malades, le trouble apparaît dés qu’ils cherchent à se dresser. Ils ne peuvent parvenir à rester debout; soutenus par les aisselles, ils s’affaissent aussitôt que le point d’appui qu’on leur donnait devient insuffisant. D’autres ont recours à des béquilles et traînent après eux deux membres inférieurs qui semblent inertes.
Chez le plus grand nombre des malades Vabasie prédomine : elle peut présenter trois variétés :
1° Abasie parétique, caractérisée surtout par la diminution de la force niusculaire; la marche est pénible, elle ne s’accomplit qu’au prix des plus grands efforts et devient très rapidement impossible
2° Abasie choréiforme (Grasset)*. Le malade étant debout, les jambes sont aussitôt prises de mouvements brusques de flexion et d’extension; en même temps le tronc se fléchit ou s’étend sur le bassin et il en résulte des mouvements propagés aux membres supérieurs et aux bras. 11 semble à chaque instant que sous l’influence de ces contorsions une chute va survenir, mais il n’en est rien ; en revanche, la progression normale en avant est rendue impossible.
5“ Abasie trépidante. Dans cette forme, ce sont les mouvements contradictoires qui prédominent, les jambes s’embarrassent l’une dans l’autre comme on l’observe dans certaines paraplégies spasmodiques incomplètes.