CHORÉE DE SYDENHAM
Description. — La chorée (Bouteille), qui avait été nommée par Sydenham danse de saint Guy (xopeta, danse), est une maladie surtout fréquente dans le jeune âge et plus habituelle au sexe féminin. Cette maladie a tiré son nom de l’intervention particulièrement efficace que semblait avoir saint Guy pour conjurer certaines affections épidémiques du moyen âge, affections évidemment hystériques, caractérisées, entre autres symptômes, par une danse effrénée.
La chorée vulgaire débute parfois brusquement à la suite d’une vive émotion, mais plus souvent elle est annoncée par des signes précurseurs, tels que changement de caractère, symptômes d’irritation spinale*, douleurs dans les piembres, besoin continuel de se mouvoir; le sujet devient capricieux, impressionnable, oublieux et inattentif. Parfois les troubles de la motilité ouvrent la scène, et généralement les mouvements volontaires sont altérés avant les mouvements involontaires : l’enfant encourt des reproches parce qu’il a répandu ses aliments et ses boissons, on le gronde parce qu’il a cassé un objet, et l’on ne voit pas que cette maladresse, dont il n’est
Sas responsable, doit être mise sur le compte de l’incoorination des mouvements volontaires, qui si souvent précède la chorée confirmée (Jaccoud). Les mouvements choréiques débutent tantôt par la face, qui devient grimaçante, tantôt par un bras, par une main ; en même temps surviennent des secousses involontaires dans les épaules, le cou, la face, secousses « que les sujets cherchent à dissimuler dans des mouvements volontaires variés* ». Bientôt les mouvements choréiques augmentent