Raullet. Migraine ophthalmique. Thèse de Paris
2. Féré. Migraine ophthalmique (Revue de médecine, août 1881),
(MoUendorlT), à la névralgie des branches méningées du nerf trijumeau'.
Les caractères de la migraine sont si nets qu’il n’esL pas possible de confondre la céphalalgie du migraineux avec aucune autre céphalalgie (céphalalgie des tumeurs cérébrales, céphalée de croissance, céphalée syphilitique et hystérique, douleurs de la méningite).
Cependant, faute d’attention sufli santé, on commet des erreurs de diagnostic. On qualifie trop facilement du nom de migraine des céphalées qui n’en ont pas les vrais caractères; c’est ainsi qu’on méconnaît trop souvent les céphalées de croissance, les céphalées persistantes, parfois paroxystiques, qui sont chez les enfants, ou chez les adolescents, l’apanage de la syphilis héréditaire, tardive; on méconnaît trop souvent les céphalées qui prennent parfois, chez les urémiques, une importance prépondérante. Si j’insiste sur ce point, c’est qu’on a l’habitude, dans les familles, de parler « de migraines » à tout propos, et alors que les céphalées ainsi qualifiées n’ont rien de commun avec la migraine.
Les différents traitements qu’on a proposés contre la migraine sont nombreux. Comme traitement de l’accès de migraine, on a conseillé les injections sous-cutanées de morphine, l’antipyrine soit en potion (2 à 4 grammes), soit en cachets ; les pulvérisations d’éther et de chlorure de méthyle sur la région cilio-spinale; l’application d’un diapason électrique sur le front; le massage, etc.
Comme traitement général, l’hydrothérapie et les bromures à haute dose constituent les moyens les plus efficaces. On peut leur adjoindre les alcalins, les arsenicaux, les ferrugineux. Il y a des cas (alternance goutteuse) où les préparations saiicylées donnent de bons résultats.
1. Grasset. Maladie du syst. ncrv.t ISSG. — Sarda. Des miyi'aines. Th. d’agrégation, Paris, 1886.
NÉVRALGIES