‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 25 sur 295 · Fournier. Paris. Thèse d’agrégat · texte numérisé non relu

Fournier. Paris. Thèse d’agrégat

MIALADIES DES REINS.

plus habituellement, quelques prodromes la font pressentir : les urines diminuent de quantité, le malade se plaint de céphalalgie violente, d’épistaxis, de vertiges, d’étourdissement, de troubles visuels et auditifs, de cécité subite (amaurose urémique), de mouvements spasmodiques dans les membres, et à un moment donné éclate une attaque convulsive presque identique à l’attaque A'épilepsie. La perte subite de connaissance avec ou sans coma, les convulsions toniques, les convulsions cloniques avec morsures de la langue et la période de collapsus se succèdent comme dans l’épilepsie; il y a pourtant cette différence’, que dans l’attaque urémique le cri initial fait défaut, la prédominance unilatérale est moins accusée et la température descend au-dessous de la normale. Toutefois cette règle n’est pas absolue, et dans bon nombre d’observations, les attaques convulsives de l’urémie ont déterminé une forte élévation de la température-. Le nombre des attaques est tantôt très limité, une ou deux en vingt-quatre heures, tantôt il y a par jour, quinze ou vingt attaques qui aboutissent au coma et à la mort.

L'urémie délirante se présente sous différents aspects. Habituellement le délire apparaît à titre d’épiphénomène aux périodes ultimes de la maladie; mais, dans quelques cas, le délire prend une iinporlancc prépondérante^; il peut môme revêtir les allures de la manie et simuler 1 aliénation. C’est cette forme que j’ai décrite sous le nom de folie brighlique*. Voici le résumé de ces variétés d’urémie délirante :

Parfois le délire urémique revêt les allures de la manie aiguë avec excitation, agitation, insomnie, loquacité, vocilérations. Le malade se lève à tout inslant, ne peut tenir en place, se débat quand on veut le tenir. L’excita-

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