‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 26 sur 295 · Mcrcklen. Loco citato · texte numérisé non relu

Mcrcklen. Loco citato

3. Raymond. Arch. de méd., mars 1882. — Roiivat. Urémie délirante. Th. de Lyon, 1883.

i. Üieulafoy. Soc. méd. des Mpil., 10 juillet 1883.

DIEDLAFOY, PATHOL. T. II. C

MAUDIES DE L’APPAREIL URINAIRE

tion alterne parfois avec des phases de torpeur, d’engourdissement, de somnolence.

Dans quelques cas, il y a prédominance des hallucinations de l’ouïe et de la vue; le malade voit manœuvrer des escadrons sur un toit du voisinage, et il entend chanter des enfants qui portent des lumières éclatantes; il voit des personnages revêtus de riches costumes, il entend des coups de pistolet.

Tantôt c’est la forme lypémaniaque qui domine; le malade a toutes les apparences d’un mélancolique : il a l’œil éteint, la figure impassible; il se renferme dans un mutisme absolu, il parait résigné à tout souffrir, il craint de mourir, ou bien il voudrait mourir et il nourrit des idées de suicide.

Tantôt les idées de persécution prennent le dessus; le malade refuse les aliments par crainte du poison; il croit qu’on veut attenter à ses jours, il entend des personnes qui veulent le tuer, il se croit coupable des plus grands crimes, et il en redoute le châtiment; les gens qui l’entourent sont ses bourreaux, il voit devant lui la guillotine et il est pris de terreur.

Plus rarement, le délire urémique revêt la forme érotique et religieuse.

Ces différentes variétés de délire peuvent exister isolément ; plus souvent elles se suivent, elles alternent, elles se combinent.

La durée de la folie urémique est variable. Les troubles délirants, dans les observations que j’ai publiées, ont duré dix-neuf jours, vingt-quatre jours, vingt-cinq jours, sept semaines, deux mois et demi, quatre mois, huit mois. Tantôt le délire urémique éclate brusquement et atteint dès le début toute son intensité, tantôt il s’annonce par quelques paroles et par des gestes incohérents et il n’arrive que graduellement à son apogée.

Dans quelques cas, le délire urémique conserve presque toute son intensité pendant son évolution, ou du moins il ne subit que des rémissions insignifiantes; dans d’autres

MALADIES DES REINS

circonstances, on observe des rémissions marquées et une amélioration passagère. Certains brightiques sont prédisposés au délire par des antécédents alcooliques, par des troubles antérieurs névropathiques, par l’hérédité. Tantôt le délire urémique lait partie d’un ensemble de sympWmes brightiques et le diagnostic ne présente aucune difficulté ; tantôt le délire est le symptôme dominant il revêt une telle importance que le diagnostic offre de reelles difficultés, chose importante à savoir, car on ne sera pas alors exposé à enfermer comme aliéné, dans un asile, un malade qui n’est en somme qu’un brightique justiciable du traitement de la maladie de Bright yw-émie comateuse plonge le malade dans un état apopledtforme; il est en proie à une apathie, à une torpeur a une somnolence dont on ne peut le tirer et qui aboutit au coma, terminaison habituelle des différentes formes de uremie cérébrale. Cette urémie comateuse est rarement primitive, elle est habituellement l’aboutissant des termes precedentes.

Dans quelques cas on observe des paralysies nettement limitées, de 1 hemiplegie. Ces paralysies, accompagnées U non d état comateux, ne doivent pas toujours être mises sur le compte de l’urémie proprement dite; elles peuvent résulter d’un œdème cérébral localisé^ ou d’une hémorrhagie cérébrale précédemment décrite, ffrémie dyspi^que. — J’ai indiqué plus haut les difféntes modalites des troubles respiratoires, en décrivant les symptômes de la maladie de Bright. L’urémie dnspnéique a ete longtemps mal connue, parce qu’on se ligu-

men’t dyspnée urémique doit forcé-

ent revêtir le rythme particulier, nommé avec emphase rythme de Scheyne-Stokes. Or, ce rythme ne rel7seTe qu imparlaitement une des modalités nombreuses des yspnees uremiques. Depuis la simple oppression jusqu’à '.i dyspnee continue la plus considéiable, jûs^u’Sùï

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