‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 250 sur 295 · Trousseau. Clin, méd., t. II, p · texte numérisé non relu

Trousseau. Clin, méd., t. II, p

NÉVRALGIES

moins, dil Trousseau, il n’y a là que des analogies avec l’épilepsie, il n’y a pas d’identité.

Habituellement, le tic douloureux ne s’établit pas d’emblée, il est la transformation d’une névralgie faciale non convulsive*. Chez certains malades les accès se répètent coup sur coup et presque sans répit; chez d’autres ils sont plus espacés. Tantôt l’accès se reproduit sans sollicitation apparente, tantôt il est provoqué par les causes les plus diverses et les plus légères ; un simple attouchement, un frôlement, l’acte de la mastication, le contact des aliments et des boissons, les mouvements effectués pour parler ou pour cracher, tout rappelle le spasme atrocement douloureux, et le malade est un véritable martyr.

Étiologie. Diagnostic. Traitement. — Toute névralgie suppose nécessairement l’altération d’un nerf sensitif en un point quelconque de son origine, de son trajet ou de sa terminaison. L’altération du nerf se traduit tantôt par des lésions plus ou moins grossières, névrite, congestion, œdème, état anormal du sang; tantôt l’altération est purement dynamique et échappe à nos moyens d’investigation. Des troubles dynamiques, troubles fonctionnels, comme disaient les anciens, se retrouvent dans toutes les manifestations du système nerveux, qu’il s’agisse des centres nerveux (névroses) ou des nerfs sensitifs et moteurs. L’organe nerveux dont les fonctions sont troublées est évidemment dans un état anormal, mais cet état anormal peut se traduire par des lésions matérielles ou par une altération purement dynamique sans altération de structure ou de texture.

On a fait à ce sujet des comparaisons qui sont également vraies; la bouteille deLeyde qui est chargée d’électricité et celle qui ne l’est pas, le morceau de fer doux qui est aimanté et celui qui ne l’est pas, diffèrent par leurs propriétés, et cependant rien n’est changé dans la

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