‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 260 sur 295 · PARALYSIE FACIALE · texte numérisé non relu

PARALYSIE FACIALE

La paralysie du nerf facial se prête difficilement à une description d’ensemble, parce que ses symptômes sont fort difl'érents, suivant que le nerf est atteint dans 1 une ou l’autre de ses parties : aussi est-il d’usage de diviser cette paralysie en deux variétés, l’une, paralysie centrale et l’autre, périphérique. Cette division ne paraît pas suffisante, et je me propose d’étudier successivement les variétés suivantes : 1° paralysie d’origine périphérique ; 2° paralysie d’origine intra-temporale; 3° paralysie d’origine bulbo-protubérantielle; 4° paralysie d’origine cérébrale.

r Paralysie d’origine périphérique. — Cette variété est la plus commune ; on la nomme encore paralysie funiculaire : c’est celle qui atteint les branches terminales du nerf après sa sortie de l’aqueduc de Fallope. Le nerf facial émerge de l’aqueduc de Fallope par le trou stylo-mastoïdien, il traverse la glande parotide et fournit deux branches, la temporo-faciale et la cervico-faciale, qui animent tous les muscles de la face, moins les muscles du globe de l’œil (5% 4”, 6° paires), de la paupière supérieure (5° paire) et de la mâchoire inférieure (portion motrice de la O' paire).

Le froid est la cause la plus habituelle de cette paralysie, surtout chez les sujets entachés de diathèse rhumalismale*; un courant d’air, une croisée ouverte, en voiture ou en wagon, une pluie froide, le séjour dans un

Page 1