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MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

bral. Mais, pour aller du noyau lenticulaire au pédoncule cérébral, elles ne suivent certainement pas la capsule interne, car les^lésions de ce tractus ne paralysent pas l’orbiculaire; il est probable qu’elles suivent l’anse lenticulaire; elles rencontrent dans le pédoncule cérébral le faisceau du facial inférieur qui, lui, a suivi le faisceau géniculé de la capsule interne, et les deux faisceaux réunis s’entre-croisent à la partie moyenne de la protubérance et continuent leur trajet bulbaire.

On a fait une objection à l’bypothèse que la lésion du noyau lenticulaire avait été, dans ces cas, la cause de la paralysie du facial supérieur. S’il en était ainsi, a-t-on dit, on devrait observer la paralysie palpébrale dans les cas d’oblitération de l’artère syl vienne, puisque les artères du corps strié viennent exclusivement de la sylvienne (Duret), et le nerf facial supérieur pourrait bien avoir son origine non pas dans le noyau lenticulaire, mais dans l’anse lenticulaire (Mathias Duval). A cela on répond (Hallopeau) que la distribution de l’artère sylvienne est variable, que dans bien des cas d’autres artérioles issues de la cérébrale antérieure ou de la choroidienne antérieure se jettent dans le noyau lenticulaire, et que, par conséquent, l’oblitération de la sylvienne n’entraîne pas fatalement le ramollissement du noyau lenticulaire.

b. — Les lésions cérébrales d’origine corticale peuvent provoquer une hémiplégie faciale fort analogue à l’hémiplégie faciale d’origine cérébrale centrale. Le facial inférieur est seul paralysé, la contractilité électro-musculaire est conservée, et l’hémiplégie faciale est associée à une hémiplégie des membres du même côté. Néanmoins cette association est moins complète que dans les lésions centrales; la paralysie faciale domine, et il s’y adjoint une monoplégie, ou de l’aphasie, suivant Je siège et l’extension du foyer cortical.

L’athérome, le ramollissement, les méningites, les tumeurs, sont les causes les plus habituelles de ces paralysies faciales d’origine corticale; la lésion siège à la base

PARALYSIES

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de la circonvolution frontale ascendante, origine supposée du facial inférieur, et, dans le cas où il s’y adjoint de l’hémiplégie des membres, la lésion occupe les deux tiers supérieurs des circonvolutions frontale et pariétale ascendante, ou le lobule paracentral, origines des centres moteurs des membres.

Pronostic. — Terminaison. — D’après Erb, il y a lieu de distinguer dans la paralysie faciale trois formes : une légère, une grave et une moyenne, dont les symptômes sont résumés par M: Grasset de la manière suivante ‘ :

1° Dans la forme légère, il n’y a aucune espèce de modification dans l’excitabilité électrique, soit galvanique, soit faradique, dans les muscles ou dans les nerfs. Tout réagit comme dans l’état sain et pendant toute la durée de la paralysie. Dans tous ces cas, le pronostic est très favorable; ces paralysies guérissent en deux ou trois semaines.

2» Dans le type grave, on retrouve complètement tous les phénomènes de la véaction de déQénévesceTice : diminution, puis abolition de l’excitabilité galvanique et faradique des nerfs; perte de l’excitabilité faradique des muscles; augmentation quantitative et altération qualitative de 1 excitabilité galvanique des muscles; augmentation de leur excitabilité mécanique. Le pronostic est essentiellement défavorable ; la durée est de trois, quatre, six mois et plus encore. Souvent se déclarent des contractures que nous allons étudier.

3° Entre ces deux types extrêmes existent tous les intermédiaires.

La contracture est la complication redoutable de l’hémiplégie faciale et doit être étudiée en détail*. Lorsque la paralysie faciale fait partie d’une hémiplégie vulgaire (lésions cérébrales), la contracture secondaire, si fréquente dans les muscles des membres, est fort rare et

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