Dculsch. Arch. f. klin ilcd., 1874. p
PAIULYSIES.
les troubles sensitifs qui les accompagnent ne présentent pas la même topographie : les réflexes sont souvent exagérés et les réactions électriques différentes.
Les paralysies que nous venons d’étudier sont tributaires des révulsifs, de l’électricité et du massage, au même titre que les névrites périphériques.
g 5. PARALYSIE DU NERF TRIJUMEAU.
Le nerf trijumeau est formé de deux portions : l’une, sensitive, vient de la grosse racine à laquelle est annexé le ganglion de Casser, et fournit trois nerfs sensitifs : l’ophthalmique, le maxillaire supérieur et une partie du maxillaire inférieur; l’autre racine, inotrice, s’unit à la branche maxillaire inférieure et donne le mouvement aux muscles masséter, temporal, ptérygoïdien et sushyoïdien, dévolus à l’acte de la mastication.
La paralysie complète du nerf de la cinquième paire comprend donc l’anesthésie d’un nerf sensitif et la paralysie d’un nerf moteur*.
Description. — A. Paralysie de la branche ophlhalmique. — La branche ophthalmique se distribue à l’œil après s’être divisée en trois rameaux : lacrymal, frontal et nasal, et la paralysie de ce nerf détermine l’anesthésie de la peau et des muqueuses qui font partie de son territoire, à savoir ; le front, la paupière supérieure, le nez, la conjonctive et la membrane pituitaire. Cette anesthésie faciale s’arrête sur la ligne médiane. Ce qui est remarquable, c’est que tout l’œil peut être insensible, à l’exception de la cornée transparente; voici comment Cl. Bernard explique ce phénomèni?; î le nerf nasal fournit une racine au ganglion ophthalmique, mais, outre les filets indirects que le rameau nasal envoie à l’œil par l’inter