Duznn. Cancer chez les enfants. Tli. de Paris
2, Lanccrcaux. Diction, encycl. de sc. méd., article Rkix, p. 2t5.
MALADIES DES REINS
parties récemment formées ont une apparence adénomateuse; les sillons qui les séparent des parties saines, au lieu d’êire formés par une ligne régulièrement arrondie, sont presque toujours festonnés (Brault).
Parfois le cancer forme une masse comme enkystée dans la capsule distendue et on peut ne trouver aucun vestige, ni du bassinet ni de l’orifice de l’uretère oblitéré, péquemment, dans le bassinet conservé font saillie des bourgeons cancéreux qui ont perforé la muqueuse.
La lésion cancéreuse débute souvent par l’extrémité supérieure du rein, elle atteint d’abord la substance corticale et se propage h la substance médullaire. La tumeur est diffuse, ou bien composée de nodosités qui laissent entre elles des portions de tissu qui subit un épaississement fibreux. La capsule du rein oppose une barrière que le cancer ne franchit que tardivement, aussi la propagation du cancer rénal et les infections à distance sont-elles rarement précoces; ce fait e.xplique pourquoi les cancers du rein, permettent dans quelques cas, une survie de cinq, six, sept ans. Dans la statistique de Roberts, la propagation du cancer s’était faite 51 fois sur 51 cas; dans la statistique de Ebstein, la propagation cancéreuse atteignait environ la moitié des cas.
L uretère est souvent cancéreux, oblitéré, transformé en une masse rigide. Le hile du rein est souvent envahi par le cancer, les ganglions sont volumineux et adhérents, les artères résistent longtemps, mais les veines du hile sont quelquefois perforées par des bourgeons cancéreux; on a vu dans la veine rénale un bourgeon cancéreux atteignant de telles dimensions qu’il pénétrait dans la veine cave inférieure, et remontait sans se rompre jusque dans l’oreillette droite qu’il remplissait en partie IDrault). Les vaisseaux du hile peuvent être, sinon en- 'aliis, au moins comprimés par la masse cancéreuse la compression des veines peut déterminer des caillots
reZnr'.'^T la veine rénale et
montent dans la veine cave inférieure et jusque dans
UIEULAFOy, PATHOL. T. II.
MALADIES DE L’APPAUEIL URINAIRE
l’oreillette droite, produisant ainsi 1 œdème des membres inférieurs et de la partie inférieure du tronc.
La propagation se fait par contiguïté ou par infection, au moyen de voies veineuses et lymphalicjues. La capsule fibreuse offre une telle résistance que la propagation par contiguïté est relativement rare. Quand la généralisation se fait par voie sanguine et lymphatique, elle atteint de préférence les poumons, le foie, les ganglions lombaires et mésentériques, la capsule surrénale. Les vertèbres sont également envahies par le cancer. Si le cancer du rein envahit rarement les organes génito-urinaires, c’est à cause de la direction du courant lymphatique, tandis que pour la même raison le cancer des organes génitourinaires envahit très souvent le rein (Guillet). Le cœur est souvent dilaté et hypertrophié, ce qui s’observe du reste dans les différentes tumeurs de l’abdomen*.
Description. — Les douleurs, Vhémalurie, le développement d’une tumeur abdominale et le varicocèle symptomatique, sont les symptômes habituels du carcinome rénal. Nous étudierons en détail la valeur respective de chacun de ces symptômes. Mais un premier fait à établir, c’est que le cancer du rein peut évoluer d’une façon absolument insidieuse et latente.
Cancer rénal à forme latente. — Le rein a parfois une tolérance telle, que Rayer, dans ses mémorables travaux, avait eu bien soin de réserver une place à part pour « les . cancers latents-. » C’est le cancer secondaire, il est vrai,; qui est latent plus souvent que le cancer primitif, mais ' néanmoins des observations de latence existent dans les[ , deux cas. Tuffier a bien mis en relief le tableau de cej cancer latent primitif : Un malade ayant déjà dépassé laj ; cinquantaine maigrit, perd peu à peu ses forces, prend] ! une teinte jaune paille, sans qu’aucun des viscères pa-1 ■ raisse en souffrance. L’urine examinée montre à pcine.f ;