Davaine. Traité des enluzoaircs
MALADIES DES REINS
En supposant que les choses se passent ainsi, comment poLirrait-on expliquer la chylurie, qui est si souvent associée à l’hématurie?
Pour certains auteurs, la transformation des urines hématuriqucs en urines chyleuses est due à une altération des hématies qui se décomposent, laissent échapper leur graisse sous forme de granulations, et se résolvent en un détritus granuleux (Le Roy de Méricourt). Pour Gubler, la chylurie est due à une ectasie lymphatique, à de véritables varices lymphatiques développées et ouvertes dans l’appareil urinaire.
§ 17. HÉMOGLOBINURIE.
i Description. — V hémoglobinurie est une fausse héma- 1 turie; les urines sanglantes et albumineuses de l’hémo- 1 globinurie doivent leur coloration à l’hémoglobine, mais elles ne contiennent jamais de globules rouges ou elles n en contiennent qu en quantité tout à fait insignifiante, condition bien dilîérente des urines hématuriques dans lesquelles le sang passe en nature.
L’hémoglobinurie n’est qu’un symptôme, mais elle se I produit dans des conditions si diverses que l’on peut en considérer trois variétés : 1° l’hémoglobinurie paroxys- ; tique ou essentielle; 2» l’hémoglobinurie symptomatique I de maladies infectieuses; 3° l’hémoglobiiiurie symptomatique d’intoxications.
I L’hémoglobinurie essentielle,' dite encore primitive ou a frigore, a été décrite pour la première fois par Hardy , en 18G4; elle semble constituer ,à elle seule un état mor- I bide défini. Le type en est réalisé par le malade qui a fait •e sujet de l’intéressante communication de Mesnet'. A